Le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, Martin Coiteux, a approuvé, le 13 septembre, le règlement autorisant la création du corps de police autonome que lui a soumis la Ville de Mercier.

Cette dernière peut donc aller de l’avant avec son projet, qui avait déjà reçu une préapprobation du ministre de l’époque, Pierre Moreau, en novembre 2015.

«Cette étape nous permettra d’atteindre davantage les objectifs de notre mission, soit d’offrir des services de proximité de la plus grande qualité en tenant compte de la volonté et de la capacité de payer des citoyens de Mercier», a réagi la mairesse de Mercier, Lise Michaud, peu après la décision du ministre.

Un plan d’action devrait être mis en place et distribué à tous les citoyens de la Ville dans les prochains jours, a-t-elle promis.

La mairesse de Châteauguay furieuse

De son côté, Nathalie Simon déplore la décision du ministre Coiteux, qu’elle qualifie de «tout sauf une bonne nouvelle pour les citoyens de la région».

Elle regrette que les conditions qui avaient d’abord été imposées par le ministre Moreau ne soient plus exigées, notamment celle qui demandait à Mercier de s’entendre avec Châteauguay sur le partage des effectifs policiers et sur le paiement des sommes dues depuis 2013.

«À ce jour, aucune entente n’est intervenue et la Ville de Châteauguay a été obligée de se tourner vers le tribunal pour le paiement des services rendus.  4,8 M$ nous sont dus par Mercier », déplore-t-elle.

Respect de l’autonomie des villes

Dans un communiqué annonçant sa décision, le ministre Coiteux déclare que «la priorité est que la sécurité des citoyens continue d’être assurée, et ce, tout en respectant l’autonomie des villes et les compétences de chacune en vertu de la Loi sur la police».

Le ministre délégué aux Finances et député de Châteauguay, Pierre Moreau, a pour sa part réitéré son souhait «de voir les discussions entre les villes de Mercier et de Châteauguay permettre un règlement sur le partage d’effectifs et de la desserte temporaire dans l’intérêt des citoyens et du contribuable».

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