Le café Ruban bleu, établi sur le boulevard Saint-Jean-Baptiste à Mercier depuis 4 ans, fermera ses portes définitivement le 30 mai. Les conditions des nouveaux propriétaires de la bâtisse ne favorisent pas la réussite du commerce et «dénaturent les valeurs de l’entreprise», indique la propriétaire du café Caroline Tardif.

Parmi les conditions des nouveaux propriétaires : le coût du bail qui aurait doublé. «Ça fait partie de l’apprentissage en entrepreneuriat», dit Mme Tardif en référence à la situation.

La bâtisse accueillera à la fin du printemps un centre sportif privé doté d’une mini glace réfrigérée axée sur le développement et le perfectionnement du hockey chez les jeunes. Informés de la fermeture du café, le promoteur Maxime Chevrier et ses partenaires d’affaire désiraient le garder comme voisin. «Nous sommes encore ouverts à ce qu’elle [l’entrepreneure] reste. Ça serait intéressant pour nos clients ainsi que pour eux, selon nous», dit-il.

Les discussions se poursuivent avec la propriétaire du café, souligne M. Chevrier. Pour cette raison, les promoteurs n’envisagent pas d’autres options pour le moment.

Si aucune entente ne survient, sept emplois, dont quatre à temps complet, seront supprimés. Or, l’affiche du café Ruban bleu pourrait être visible à nouveau dans la région. Caroline Tardif a déjà ciblé un local dans une municipalité. Il est impossible d’en savoir davantage, car aucune entente n’a été signée. «On cherche [un nouvel emplacement] pour relocaliser les emplois, pour éviter de perdre cette belle équipe qui est magnifique», soutient-elle.

Depuis un an, le café connaît une croissance. Mme Tardif parle d’une augmentation des ventes de près de 25 % chaque mois, comparativement au mois précédent, et de l’enregistrement de 2230 transactions par mois, en moyenne.

Le café Ruban bleu, c’est en quelque sorte la petite sœur de la fromagerie du même nom située à Mercier depuis 20 ans. Le café a vu le jour il y a quatre ans parce que Mme Tardif et son équipe avaient «besoin d’un nouveau défi», après la pandémie de la COVID-19. L’entrepreneure souhaitait au départ exporter de l’Europe le modèle de services de proximité pour combler un besoin des travailleurs de la fromagerie Ruban bleu originaires de ce continent. Puis, la communauté a été au rendez-vous. «Ç’a fidélisé notre clientèle et surtout répondu à un besoin de l’ensemble de la population de Mercier», précise Caroline Tardif.