La Commission d’accès à l’information ordonne à la Ville de Mercier de rendre publique l’analyse de faisabilité de la firme Trak sur une desserte policière dans la municipalité. Certaines sections demeureront toutefois confidentielles.
La Ville de Mercier a trente jours pour remettre le document à Daniel Pilon, citoyen de Mercier qui en avait fait la demande en 2015. La Municipalité refusait de le publier, car elle estimait que des données contenues dans le rapport pourraient être utilisées contre elle dans le cadre de négociations dans le dossier de la police de Mercier.
Dans sa décision rendue le 26 juin, la juge administrative Lina Desbiens a donné en partie raison à la municipalité pour certaines sections de l’étude. Ainsi, celles concernant l’évaluation des besoins en ressources humaines et matérielles d’un nouveau service de police, celles sur les hypothèses étudiées et la recommandation faite par l’expert ne seront pas divulguées.
«Pour moi c’est une victoire, a commenté Daniel Pilon au Soleil de Châteauguay. On va enfin avoir accès au document. C’est sûr qu’il y a des choses qui seront masquées, mais c’est un début.»
La Ville est satisfaite
De son côté, la Ville de Mercier considère avoir eu «gain de cause» dans ce dossier et est satisfaite de la décision de la Commission d’accès à l’information. Par voie de communiqué, la Ville affirme que les sections du rapport qui seront transmises «sont celles déjà présentées lors des séances de consultation à la population de février 2015». «Cette décision confirme que l’organisation avait déjà fait preuve de grande transparence tout au long de la démarche de création du service de police», écrit la mairesse de Mercier Lise Michaud.
Un avis que ne partage pas M. Pilon. «C’est de la foutaise! Après deux ans et demi de démarches pour avoir le document, je n’appelle pas ça de la transparence», mentionne-t-il.
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