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Mercier dénonce le désengagement de Québec

le mardi 01 avril 2025
Modifié à 9 h 51 min le 01 avril 2025
Par Marie-Josée Bétournay, Initiative de journalisme local

mjbetournay@gravitemedia.com

Mercier bénéficiait du Programme de compensation aux municipalités rurales pour la protection du territoire agricole pour pallier le développement sur son territoire. (Photo : archives)

À la séance du conseil en mars, Mercier a dénoncé le désengagement de Québec dans deux dossiers : le Programme de compensation aux municipalités rurales pour la protection du territoire agricole et les enjeux des camps de jour.

Les élus demandent au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation de bonifier, jusqu’en 2035, sa participation au Programme de compensation délaissé l'année dernière. Il permettait aux 19 municipalités en milieu rural de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) de bénéficier d’un financement afin de pallier l’absence de terrains voués au développement. Québec et les municipalités de la CMM injectaient chacun 2,5 M$ dans un fonds totalisant 5 M$.

«La CMM continue de verser le 2,5 M$. On ne perd pas tout, mais c’est dommage que Québec ne reconnaisse pas cette réalité des 19 municipalités [rurales] qui font partie de la CMM», a exprimé la mairesse.

La députée de Châteauguay, Marie-Belle Gendron, a écouté les arguments des villes en territoire agricole lors d’une rencontre avec les élus municipaux de la couronne sud le 24 mars. «Je comprends très bien la déception des villes. La situation économique ne nous permet pas de pérenniser ce projet-pilote de compensation», dit-elle. En 2020, Québec a versé 10 M$ à la CMM pour mettre en œuvre le Programme, d’une durée de 4 ans, puis une autre tranche de 5 M$ en 2023, prenant fin à la période 2024-2025.

Camps de jour municipaux

La mairesse de Mercier a demandé également à Québec «de prendre sa responsabilité», en lien avec l’accompagnement des jeunes aux besoins particuliers fréquentant les camps de jour municipaux, et de confier ce volet à du personnel formé. «Nous avons l’obligation d’accepter toute personne qui en fait la demande. On peut avoir des jeunes avec un handicap lourd. Ça peut aller jusqu’au gavage, changer des couches. C’est très lourd pour les municipalités de gérer ce type de contraintes», a mentionné Mme Michaud.

Mercier propose de bonifier l’enveloppe du programme d’assistance financière aux loisirs des personnes handicapées, volet accompagnement, mettre en place un comité pour analyser les enjeux des camps de jour municipaux et créer une mesure financière spécifique aux camps de jour.

Le Soleil a demandé des précisions au bureau de la députée Marie-Belle Gendron qui nous a référés à la ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein air.

«Les gestionnaires de camps de jour municipaux ont accès à plusieurs outils et formations pour les soutenir dans l’accueil de personnes handicapées au sein des camps», précise le cabinet. Québec finance l’Association québécoise de loisir pour les personnes handicapées (AQLPH) dans ses initiatives reliées aux camps de jour et l’accompagnement des gestionnaires.