Le propriétaire du bar Dooly’s de Châteauguay, Denis Poitras, estime que certaines nouvelles mesures de la Loi concernant la lutte contre le tabagisme seront difficiles à faire respecter. Il parle, en particulier, de l’interdiction «de fumer dans un rayon de neuf mètres de toute porte et de toute fenêtre qui s’ouvre, de prises d’air communiquant avec un lieu fermé où il est interdit de fumer».
La place d’affaires de M. Poitras est située à même un centre commercial, avec accès sur l’aire de stationnement. D’un côté, le rayon de neuf mètres de la porte du bar donne pratiquement sur celle d’un commerce voisin. De l’autre, M. Poitras ne note aucun problème pour le moment; le local étant vacant. Mais s’il se loue un jour, l’histoire sera différente. Pour le moment, les fumeurs qui fréquentent le Dooly’s se réfugient sous l’auvent près de la porte d’entrée du bar. «On va essayer de faire notre possible. Les gardiens de sécurité ne pourront pas toujours dire aux gens d’aller à l’extérieur de l’abri. (…) Où je vais envoyer les clients fumer? Je ne peux pas les envoyer dans le stationnement», mentionne M. Poitras.
L’entrepreneur affirme que les fumeurs représentent environ 20 % de sa clientèle. Il informera ses clients des changements en rendant visibles des affiches promotionnelles sur les nouvelles mesures.
Vente de produits du tabac aux mineurs
Depuis le 26 novembre, la loi interdit également «à tout adulte d’acheter du tabac pour un mineur». La gestionnaire marketing de la division Québec Est et Atlantique chez Couche-Tard, Karine Grandmont, explique que cette nouvelle mesure se retrouve à l’intérieur des normes internes de l’entreprise. «On le contrôle déjà depuis plusieurs années, comme nous le faisons également pour la vente de boissons alcoolisées», précise-t-elle. Elle ajoute que la sensibilisation du personnel à la vente de produits du tabac fait partie du quotidien chez Couche-Tard.
