À la suite de la publication d’articles au sujet de l’interdiction de distribution des sacs de plastique dans les commerces de certaines municipalités de la région, l’Association canadienne de l’industrie des plastiques (ACIP) a riposté.

Le regroupement soutient que ces sacs représentent une infime partie des matières résiduelles que la population peut produire.

Selon des documents transmis par l’ACIP au journal Le Soleil de Châteauguay, sur le plan environnemental, les sacs représentent une petite partie des déchets générés à Montréal, soit 0,27 %. Des données d’un sondage CROP réalisé en juin 2015 révèlent que 87 % des Montréalais réutilisent leurs sacs en plastique et 78% réutilisent leurs sacs pour gérer les déchets ménagers. Marc Robitaille, porte-parole de l’association et président d’Omniplast, entreprise de fabrication de sacs de plastique, prétend que l’abolition des sacs de plastique coûtera plus cher aux citoyens. Ils devront acheter des sacs de plastique pour leurs déchets puisqu’ils ne seront plus distribués chez les détaillants. «Le bannissement aura des effets négatifs sur l’environnement : toutes les solutions envisagées par la Ville de Brossard (sacs de papier, sacs réutilisables, sacs en tissu, etc.) génèrent plus d’émission de gaz à effet de serre que les sacs de plastique, prétend l’ACIP dans une note explicative sur le règlement de la Ville. Un bannissement se traduira par plus de papier et de plastique dans le flux de déchets, soutient M. Robitaille. Un sac en papier pèse 55 grammes. Un sac de plastique pèse 7,2 grammes. En encourageant l’usage des sacs en papier, Brossard fera face à une augmentation de 700 % du volume de déchets et de recyclage et une augmentation de 700% des GES», fait valoir cette association.