Depuis septembre, une douzaine de résidentes des Jardins Mercier, dans la ville du même nom, ont tricoté 485 bonnets et 22 couvertures pour les poupons à voir le jour au Pavillon des naissances de l’hôpital Anna-Laberge à Châteauguay.

Les Tricopines, c’est le nom du groupe, s’activent tous les jeudis matin à la mezzanine de la résidence privée pour aînés. Elles ont glissé ce rendez-vous hebdomadaire à leur agenda à la demande de Nicole, une employée des Jardins Mercier. Le cercle des fermières, dont elle est membre, a cessé le tricot pour les nouveau-nés de l’hôpital en 2025. Il en a fallu de peu pour que les Tricopines se mettent à l’œuvre et que Nicole les rejoigne.

«C’est rassemblant, c’est stimulant. Ce n’est pas trop long à faire [des bonnets]. C’est encourageant de continuer», explique Joyce Sullivan, initiatrice du projet.

L’initiatrice du projet, Joyce Sullivan. (Photo : Le Soleil – Marie-Josée Bétournay)

Les rencontres hebdomadaires deviennent des moments pour le tricot, le crochet et les échanges. Pour Claudette, ces rencontres du jeudi matin lui permettent de socialiser et faire connaissance avec les gens à la résidence. Lise dit avoir hâte de voir les réalisations de la semaine des tricoteuses. Oui, oui, les femmes sortent leurs broches et crochets chez elle. Joyce parle d’entraide. Louise ne compte pas les heures consacrées au tricot. Ce petit plaisir l’enrichit. Chantal tricote au crochet pour passer moins de temps sur son téléphone intelligent. Germaine a repris le tricot à son arrivée à la résidence privée pour aînés. «J’ai eu de la misère au début, mais de bonnes madames m’ont aidée», affirme-t-elle l’éclat de rire dans la voix.

Au moment de livrer le tout à l’hôpital, Joyce demande aux tricoteuses de jouer le rôle de commissionnaire à tour de rôle afin d’être témoins de la reconnaissance du personnel soignant. «L’infirmière qui m’a reçue était tellement contente», commente Louise. «Quand je lui ai demandé [à l’infirmière] pour prendre une photo, j’avais peur de sa réaction. Tout de suite, ils ont mandaté quelqu’un, poursuit Lise.

Bonnets uniques

Lors de la visite du Soleil, des bonnets bleus, blancs, roses, jaunes prenaient place sur la table devant les tricoteuses. Chaque bonnet est unique, avise le groupe. Certains d’entre eux se présentent seuls. D’autres s’agencent à une couverture aux mêmes teintes.

Entre les mains de ces fées, les fins de balles de laine deviennent des motifs sur un bonnet. «On ne perd absolument rien», lance Joyce. Les Tricopines acceptent les dons de laine du public. Il suffit de les déposer aux Jardins Mercier.

Outre les bonnets, les Tricopines réalisent des foulards et autres effets au tricot qui seront vendus dans le cadre du marché de Noël de la résidence. Les fonds amassés aident les artisanes à augmenter leurs réserves en balles de laine.