La construction d’un batardeau pour isoler l’épave du Kathryn Spirit du lac Saint-Louis à Beauharnois est en route.
Des pelles mécaniques et des camions s’affairent depuis quelques jours à placer des pierres autour du cargo abandonné. Le groupe St-Pierre effectue les travaux. Le gouvernement du Canada a annoncé le 10 novembre qu’un contrat de 7,9 M $ était accordé à l’entreprise pour sécuriser l’épave en vue de son démantèlement au printemps.
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Avant de procéder à l’enrochement, la compagnie a dû réaliser une étude du sol du lac avec des plongeurs et adapter la conception du batardeau aux particularités du fonds, a fait part Michel Plamondon, de Pêches et Océans Canada. La firme devait aussi «évaluer la portée de chacune des étapes pour assurer la sécurité de ses travailleurs et des lieux», a précisé M. Plamondon.
Rappel des faits
Le Groupe St-Pierre a amené le Kathryn Spirit à ses installations à Beauharnois en septembre 2011 pour le défaire et vendre le métal. Faute d’obtenir le feu vert de la province de Québec et de la Ville de Beauharnois, il a vendu le navire à une entreprise mexicaine qui devait le remorquer à l’étranger. L’entreprise n’a pu obtenir les autorisations nécessaires au déplacement et a finalement abandonné le navire. Le maire Haineault et la députée Anne Minh-Thu Quach ont maintes fois réclamé des actions du gouvernement en invoquant des risques pour l’environnement.
Le navire s’inclinant de plus en plus, la Garde côtière canadienne est intervenue à partir de juin 2016 pour le stabiliser, notamment à l’aide de câbles. Le Gouvernement du Canada a accepté à l’automne de le faire disparaître à ses frais.
