L’entreprise Conseiller Forestier Roy (CFR) a commencé, depuis le début avril, des opérations d’épandage d’un bacille servant au contrôle d’insectes piqueurs sur le territoire de la Ville de Châteauguay.

Certains citoyens ont contacté le Journal, le 20 avril, pour signaler la présence d’un hélicoptère aux abords de la rivière Châteauguay. «Il s’agissait bien du nôtre», confirme Antoine Roy, directeur général de CFR. L’engin volant est utilisé pour épandre un produit dans les milieux humides au printemps. Produit qui s’attaque aux larves d’insectes qui ne se reproduisent qu’une fois à cette période de l’année. L’hélicoptère devrait être de retour dans le ciel de Châteauguay vers la mi-mai pour un deuxième et dernier traitement. Les autres opérations, qui s’attaquent plutôt aux insectes «multivolatiles», c’est-à-dire qui se reproduisent plusieurs fois pendant l’été, s’effectueront jusqu’en septembre par voie terrestre, mais également par drone. «Nous sommes les seuls au Québec à utiliser ce genre d’appareil pour le contrôle des moustiques. Ça facilite l’accès à certains secteurs» spécifie M. Roy.

Produit utilisé

Le produit utilisé par CFR est notamment utilisé en agriculture biologique. Il s’agit d’une bactérie (BTI) qui est toxique pour un type d’insectes (les moustiques et les mouches noires), mais sans risque pour les humains et les animaux. Elle agit pendant 24 à 48h suivant son application. C’est pourquoi elle doit être administrée  plusieurs fois au cours de l’été pour détruire les larves des insectes qui se reproduisent à plus d’une reprise.

Secteurs autorisés seulement

La plupart des plans humides du territoire de Châteauguay seront traités, à l’exception de territoires non autorisés par le ministère de l’Environnement, précise M. Roy. Il s’agit, plus précisément, du secteur de l’île Saint-Bernard et du refuge Marguerite d’Youville, et d’autres petits marais situés à proximité, où il y a des espèces menacées. Selon le directeur de CFR, cette impossibilité de traiter ces endroits pourrait avoir un impact sur l’efficacité du traitement. «C’est ce que nous allons évaluer cette année, dit-il, en spécifiant qu’il y aura tout de même une réduction des insectes piqueurs».

Selon la Ville, le programme permet une réduction de plus de 90% du nombre de moustiques, «bien qu’il soit impossible de les éliminer en totalité», spécifie-t-elle sur son site Web.

Moins cher

L’entreprise Conseiller Forestier Roy (CFR) s’est avérée le plus bas soumissionnaire conforme à la suite de l’appel d’offres de la Ville de Châteauguay, en décembre. Elle succède à la firme GDR, qui a effectué des traitements de contrôle de moustiques sur le territoire au cours des trois années précédentes. Le contrat, pour les saisons 2017 et  2018, se chiffre à 512 000$ (256 000$ annuellement). En comparaison, le traitement effectué par la firme GDR en 2016 avait coûté 287 200$ à la Ville.

Les citoyens peuvent aussi aider

La Ville de Châteauguay invite les citoyens à participer à l’opération en évitant de garder sur leur terrain des bassins d’eau stagnante. Il est également possible de signaler une source importante en larves de moustiques via la ligne INFO-MOUSTIQUE (1-855-696-3398) afin que les traitements adéquats y soient administrés.