Quelques dizaines de Mohawks ont manifesté ces derniers jours, en bordure de la route 132 près du pont Honoré-Mercier, contre le rejet présentement en cours de milliards de litres d’eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent par la Ville de Montréal.
Leur geste rejoint la position du Conseil mohawk de Kahnawake concernant ce déversement autorisé pour pouvoir effectuer des travaux jugés urgents à un collecteur d’eaux usées long de 30 km.
«Nous sommes outrés que les gens qui auraient dû s’occuper du problème au cours des dernières années aient laissé la situation se détériorer à ce point. C’est au-delà de l’inacceptable», exprime dans un communiqué le chef Clinton Phillips, responsable du dossier de l’environnement au conseil de bande.
M. Phillips indique qu’il a parlé à la nouvelle ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna et rencontré les experts indépendants et des représentants de la Ville de Montréal, du ministère de l’Environnement fédéral et du gouvernement du Québec durant le week-end «pour essayer de trouver une solution qui soit acceptable pour nous». En vain.
Le chef Phillips dénonce ce qu’il estime un «grand manque de consultation». «Le conseil mohawk a été informé de la situation par les médias. Nous nous sommes assurés que nos voix soient entendues au cours des dernières semaines parce que nous voulons faire partie de la solution. Nous ne resterons pas les bras croisés», conclut le chef.
Au cours des dernières semaines, des autochtones de la région ont organisé diverses manifestations sur le fleuve et à Montréal, entre autres, pour s’opposer au rejet. Une résidante de Châteauguay, Karina Okwaho, a aussi créé une page Facebook «The protectors of the St.Lawrence River. Time for change» où figurent les coordonnées des manifestations et des photos du déversement. Elle compte 649 membres.
