Les infirmières du bloc opératoire de l’hôpital Anna-Laberge se disent à bout de souffle par manque de personnel. La direction de l’hôpital se dit consciente du problème et promet d’ajuster le tir.
Le syndicat des professionnels en soin de santé Jardins-Roussillon déplore la situation qui mène à une surcharge de travail des employées, à des tours de garde rapprochés et à de l’épuisement professionnel. Il propose à l’employeur «d’afficher plus de postes, et d’augmenter la structure de postes en place, pour que les gens arrêtent de vivre de l’épuisement professionnel».
«On nous dit que c’est dû aux restrictions budgétaires et aux coupures qu’il n’y a pas de création de postes», expose Valérie Proulx, porte-parole pour le SPSS-FIQ Jardins-Roussillon. Le syndicat affirme également que l’employeur se garde un bassin de postes vacants par manque de ressources financières pour les afficher, ce qui «laisse la qualité des soins se détériorer» et empêche les infirmières d’avoir un temps plein de l’obtenir lorsqu’il y a des absences à long terme de personnel. Il reproche à l’employeur de ne pas avoir embauché pour combler les postes vacants. Il recourt plutôt à des équipes volantes, qui ne font pas de temps supplémentaires, pas de gardes de soir ou de fin de semaine et ne travaillent pas dans le bloc opératoire, mais plutôt à la salle de réveil, dénonce le syndicat. Résultats, soutient-il, des infirmières sont dans l’obligation de travailler une journée complète après avoir fait un quart de nuit, ce qui peut engendrer des erreurs et mettre en danger la population.
L’hôpital conteste les allégations
La direction de l’hôpital réfute les allégations. «La situation difficile que vit le bloc opératoire à l’hôpital Anna-Laberge depuis un certain moment, ce n’est pas du tout lié à des compressions ou la situation budgétaire. Ce n’est pas des postes laissés vacants volontairement», défend Chantal Huot, responsable des relations médias au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie Ouest.
C’est plutôt la combinaison des congés de maladie et de la difficulté à trouver des gens pour pourvoir les postes «étant donné qu’il s’agit d’une manœuvre très spécialisée», explique Madame Huot. Elle fait savoir que la situation se résorbe tranquillement en raison du retour progressif des gens qui était en absence prolongée, et que la direction devrait être capable d’embaucher parce que du recrutement de gens formés a été fait à l’externe.
Mme Huot assure que la situation devrait être rétablie au courant des prochains mois et que «la direction travaille activement pour que les choses reviennent dans l’ordre».
