Cent un ans plus tard, le Cercle de Fermières est toujours actuel demeurant les protectrices du patrimoine culinaire et artisanal québécois. Samedi dernier, le 30 avril, à l’église Sainte-Marguerite-d’Youville, avait lieu l’exposition annuelle de la délégation Saint-Jean-Baptiste Marie-Vianney. Tricots, tissages et pâtisseries étaient parmi les réalisations des exposantes.

«On a la plus belle table de pâtisseries des Cercles du Québec» lance Edie Benevides, vice-présidente Saint-Jean-Baptiste Marie-Vianney (SJBMV).  Chaque année, les gens arrivent tôt pour acheter ces petits desserts faits maison.

Le Cercle de Fermières, dont la majorité des membres ont entre 65 et 75 ans, fait maintenant des projets écologiques. Parmi les items présentés et vendus sur places, il y avait des sacs à main tissés et rendus imperméables grâce à la récupération de bobines de VHS.  Pour les fermières, il est important de se moderniser, tout en restant le plus près possible des arts textiles. Les fermières vont même sur Internet pour chercher leurs patrons de coutures et leurs idées de bricolage.

Des jeunes sont également conviés par les fermières, qui ne sont plus cultivatrices, à faire preuve de créativité et à utiliser leurs dix doigts en participants à des ateliers avec elles. «C’est important pour nous de transmettre la fibre patrimoniale à nos jeunes» de dire la présidente du Cercle de SJBMV Doris Giroux, qui déplore le manque d’activités créatrices pour les jeunes.  Les fermières donnent également régulièrement des conseils de couture ou de tricots à celles intéressées, lors de journées d’ateliers qu’elles offrent.