Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec(RCLALQ) a manifesté mercredi avant-midi à Châteauguay devant les bureaux du ministre des Affaires municipales Pierre Moreau pour réclamer un meilleur contrôle des hausses de loyer.
Les quelques dizaines de manifestants rendaient visite au bureau du député de Châteauguay puisque son ministère est responsable de l’habitation au Québec et que d’ici la fin de la semaine la Régie du logement du Québec publiera les pourcentages recommandés d’augmentation du loyer pour la prochaine année. Ces indices publiés chaque année se veulent une «base de discussion ayant pour but de faciliter l’entente sur une augmentation de loyer» entre le locateur et le locataire, apprend-on sur le site de la Régie. Le RCLALQ demande au gouvernement un contrôle des loyers.
Une négociation à armes inégales
«On demande de faire en sorte que les calculs de la Régie du logement soient obligatoires d’année en année pour que les locataires arrêtent de subir des hausses de loyer abusives qui les serrent à la gorge», explique la porte-parole du RCLALQ Isabelle Monast-Landriault.
Selon elle, les locataires ne sont pas à armes égales pour négocier puisqu’ils ont rarement accès aux pièces justificatives comme les assurances ou les factures de travaux majeurs des propriétaires. Ils ont donc moins d’outils pour évaluer ce qui serait une juste hausse. «En fait pour que la Régie fixe votre loyer il faut refuser la hausse, souligne-t-elle. Ce ne sont pas tous les locataires qui savent qu’ils peuvent refuser et demeurer dans leur logement.»
Une manifestante présente a raconté avoir été récemment victime d’une hausse qu’elle qualifie d’abusive. «On m’a fait signer le bail. Sur mon bail c’était écrit qu’on m’augmentait de dix dollars, raconte-t-elle. C’était bien écrit que l’autre personne payait 585 $ et on m’augmentait à 595 $. J’ai réussi à avoir le bail de la personne précédente et c’était de 110 $ qu’on m’avait augmentée.» Son dossier est maintenant devant la Régie du logement. Selon la dame, s’il y avait un contrôle des loyers, une telle situation ne serait pas arrivée.

