L’ancien directeur général de la Ville de Léry Dale Stewart reprend son poste de façon intérimaire à la suite de la suspension du directeur général Michel Morneau. Il jumellera le poste de greffier-trésorier par intérim.
Le directeur général de la Ville de Mercier René Chalifoux a assuré l’intérim dès la mi-décembre. L’entente a pris fin le 6 février, laisse entendre Léry dans une résolution sur la nomination de M. Stewart adoptée à l’unanimité le 17 février.
En réponse à un citoyen à la séance du conseil du 20 janvier, la mairesse de Mercier Lise Michaud a mentionné que la présence de M. Chalifoux à la Ville de Léry était temporaire et devait prendre fin au «début janvier». «Ça se prolonge un peu, mais c’est très, très, très court terme», a-t-elle ajouté.
Lors de la séance publique du 11 février, la greffière-adjointe Ann-Julie Thomas était assise à la chaise du directeur général. Elle était également présente à la séance du 17 février.
Entente administrative
Dale Stewart était-il à l’emploi de la Ville avant sa nomination? Le 17 février, le conseil a convenu d’«ajuster à toutes fins que de droits, les dispositions de l’entente administrative antérieure conclue avec monsieur Dale Stewart, et que cet ajustement prenne effet immédiatement» avant de le nommer directeur général intérimaire.
La coordonnatrice des communications à Léry Chloé Beaudoin-Lejour dit ne pas être «autorisée à donner les détails de cette entente administrative pour le moment». M. Stewart a dirigé Léry de 2009 à 2022, fait mention le principal intéressé sur son compte LinkedIn.
Soutien à la ville voisine
À la demande du maire de Léry Walter Letham, René Chalifoux a accepté à titre personnel de soutenir la ville voisine avec laquelle Mercier «collabore souvent». Les élus ont approuvé son geste et d’aucune façon Mercier n’a été concernée dans la démarche, précise le directeur général de la Ville. M. Chalifoux a convenu d’une entente «sans contrat écrit et pas de rémunération» avec Léry.
De la mi-décembre à la fin de l’entente, René Chalifoux a communiqué avec Léry tous les jours. Il s’est rendu à l’hôtel de ville lors des séances publiques et pour «faire avancer les choses». «J’allais passer une demi-journée à Léry. Je travaillais avec l’équipe, je parlais des dossiers. C’est sûr que ce n’était pas comme avoir quelqu’un à plein temps», reconnaît-il.
René Chalifoux considère «exceptionnel» qu’une même personne occupe le poste de directeur général de deux villes à la fois. Il ne s’agit pas d’une situation «souhaitable à long terme». «Ils [Léry] n’ont pas une structure administrative suffisamment forte pour avoir quelqu’un à l’interne capable de prendre la direction générale. […] C’était la meilleure façon de [leur] donner un coup de main», convient-il.
M. Chalifoux dit entretenir «une bonne relation» avec Dale Stewart. «Je suis sûr que c’est un excellent choix pour diriger les destinées de la Ville», exprime-t-il. La suspension du directeur général Michel Morneau demeure.
Le Soleil a communiqué avec M. Stewart pour obtenir ses commentaires. Il n’a pas répondu à notre demande.


