Le Service de police de Châteauguay (SPVC) dit ne pas être prêt à la légalisation du cannabis, alors que l’ensemble de ses 130 agents n’ont toujours pas reçu la formation concernant la nouvelle législation du cannabis notamment par rapport aux motifs d’interception et d’arrestation.
« Il n’y a pas personne qui est prêt. Tu ne peux pas être prêt à quelque chose quand tu n’as pas toute la formation et les équipements pour faciliter le travail des policiers », de dire Mario Morin, inspecteur au SPVC.
« Mais il reste que ça ne nous empêchera pas de faire notre travail parce que le cannabis comme la boisson fait partie des mœurs canadiennes depuis longtemps et on a déjà poursuivi des gens pour ça », dit-il.
M. Morin souligne que la présence d’un agent évaluateur à Châteauguay facilitera les choses.
La municipalité a déjà son policier expert en reconnaissance de drogue et espère en avoir deux autres formés à cet effet au cours des deux prochaines années. Ce dernier, au poste de police, est capable de reconnaître qu’un conducteur a les facultés affaiblies par la drogue, notamment via des examens des signes vitaux, du tonus musculaire ou en interviewant un suspect.
M. Morin explique qu’il est difficile de coordonner le moment où les agents peuvent suivre la formation sur la nouvelle législation en raison de contrainte d’horaire. De plus, le nombre élevé d’agents fait qu’ils ne peuvent pas tous être formés en même temps.
« La formation sur la législation peut prendre deux à trois jours par policiers. Dans notre cas à nous, c’est impensable envoyer tout le monde à l’École de police », a précisé M. Morin « Tous les policiers et les gestionnaires doivent faire une formation en ligne qui dure quatre heures, avant de passer aux autres étapes de la formation par module. Nous on est à cette étape-là. »
Une vingtaine d’agents, des agents récemment sortis de Nicolet, ont toutefois déjà complété une partie de la formation obligatoire. Ils sont à jour dans le module de l’épreuve de coordination de mouvements, qui a changé pour s’adapter à la légalisation du cannabis.
L’épreuve de coordination de mouvement, ce sont des tests réalisés sur le bord de la route que les policiers peuvent faire passer à un conducteur soupçonné d’avoir les facultés affaiblies.
