Depuis deux ans, un élève de l’école secondaire Louis-Philippe-Paré est autorisé à prier dans un local inoccupé le midi.
Mylène Godin, régisseur du Secteur des communications à la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries, confirme que cet élève a fait une demande d’accommodement auprès de la direction de l’école, laquelle lui a permis d’utiliser un local pour des motifs religieux pendant l’heure du dîner (le local de musique l’an dernier et le local de science cette année).
C’est le parent d’un autre élève qui a informé le Soleil de Châteauguay de cette situation. Dans sa lettre anonyme (signée : un parent inquiet), il se demande pourquoi la direction d’une école laïque a donné ce droit à un élève musulman. «Si c’est vrai, où allons-nous?» écrit-il.
Respect de droits
«Le prêt de ce local ne contrevient pas à la laïcité puisque l’école n’enseigne pas une religion en particulier, a répondu Mme Godin lorsque questionnée sur cet enjeu. De plus, a-t-elle précisé, l’école respecte la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et la Charte canadiennes des droits et libertés. La liberté de religion est protégée par ces deux chartes.»
Quant à la décision, elle a été prise sans consultation du conseil d’établissement. «Il s’agit d’une responsabilité qui revient à la direction de l’école», nous dit Mme Godin.
Et la décision serait-elle la même si huit élèves musulmans, par exemple, faisaient la même demande en même temps? «Oui, réplique Mme Godin, la décision serait la même.»
Peu de cas
Ce genre de demandes seraient toutefois peu nombreuses. Au cours des trois dernières années, la responsable des communications indique que la Commission scolaire n’en a reçu aucune. «Mais il n’y a pas de registre au sujet des demandes formulées directement aux établissements», précise-t-elle.
