Le projet de loi 76 qui vise à modifier l’organisation et la gouvernance des transports collectifs dans la région métropolitaine aura un impact majeur sur le service offert dans la municipalité, selon la mairesse Maude Laberge.
Les modifications de ce projet de loi visent à réduire le nombre des organisations reliées à la gestion du transport collectif 16 à 5, selon Mario St-Pierre, porte-parole du ministère des Transports. La création de deux nouveaux organismes; l’Autorité régionale de transport métropolitain et le Réseau de Transport métropolitain est présentement à l’étude. Quant aux municipalités qui ne sont pas incluses dans la Communauté métropolitaine de Montréal comme c’est le cas de Sainte-Martine, trois possibilités s’offrent à elles : la création d’une nouvelle régie inter municipale de transport, la création d’un service de transport municipal local ou contracter les services de transport avec le nouveau réseau de transport métropolitain.
Avant le dépôt de ce projet de loi, le CIT du Haut-Saint-Laurent devait signer un contrat sur une période de 10 ans avec la compagnie Autobus Dufresne, permettant l’économie de 141 000 $ par année, rapporte Maude Laberge, mairesse et présidente du CIT du Haut-Saint-Laurent, lors de l’assemblée publique. «Ajoutons qu’aucune règle n’est actuellement définie pour l’établissement de l’un ou l’autre de ces scénarios, en termes de constitution, de fonctionnement et de financement. Quant à la situation urgente dans laquelle nous sommes en ce qui concerne les services à compter du 1er janvier, le ministre nous indique être préoccupé pour le maintien de ceux-ci et c’est pourquoi il demeure ouvert à un contrat à court terme», soutient la mairesse.
Des discussions sont présentement en cours pour déterminer la durée des contrats de gré à gré entre le transporteur, selon le député de Huntingdon du Parti libéral, Stéphane Billette. Si la municipalité venait à conclure une entente d’une durée d’un à deux ans avec Autobus Dufresne, l’enveloppe réservée au transport collectif à Sainte-Martine bondirait entre 24 000 $ à 100 000 $, selon les calculs du CIT du Haut-Saint-Laurent. Cette hausse engendrerait la coupe du service de mini bus, selon la mairesse Maude Laberge. Actuellement, le contrat n’est pas conclu.
