Les centaines de travailleurs qui ont achevé le nouveau tablier du Pont Honoré-Mercier étaient rassemblés, mardi, au pied de la structure routière pour célébrer leur accomplissement.

Un blitz de travaux avait débuté le 19 juillet pour installer les dernières dalles de béton afin de compléter le nouveau tablier dans la partie fédérale de la structure. Le pont a été rouvert à la circulation plus tôt que prévu vers la fin du mois d’août. Ce projet a été réalisé en collaboration avec le Mohawk Bridge Consortium (MBC), Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée (PJCCI) et le ministère de l’Infrastructure et des Collectivités.

La famille Rice, l’un des cinq membres fondateurs du MBC, était présente. Amy Rice, fille de Wayne Rice, de l’entreprise Rice Mohawk Industries, désormais dirigée par elle-même, a manifesté son contentement.

«Je sais qu’il serait vraiment content de voir comment les travailleurs étaient impliqués dans le projet, dit-elle au nom de son père. Tous les travailleurs doivent être fiers de ce qu’ils ont accompli.»

Un accomplissement de longue haleine

Depuis 2007, les travaux de remplacement ont permis une collaboration entre le peuple autochtone et le gouvernement fédéral. Cette contribution a permis d’accroître la vie utile du pont d’au moins 75 ans.

«L’expertise développée par PJCCI et les entrepreneurs mohawks, au fil des années, a permis de mener à terme des travaux d’une grande complexité sur un des ponts les plus névralgiques de la grande région de Montréal», soutient Pablo Rodriguez, secrétaire parlementaire du ministère de l’Infrastructure et des Collectivités.

«Tout le monde sourit à propos du travail accompli, indique Sterling Deer, copropriétaire du Mohawk Bridge Consortium. Le gouvernement et tous les gens impliqués doivent être remerciés pour ce projet», ajoute-t-il.

Pour Kahnawiio, ferronnier mohawk de la MBC, le plus difficile de ce projet était de concilier travail-famille. Pendant le blitz, il travaillait de nuit et n’avait pas beaucoup de temps pour voir sa famille. «J’avais une très bonne équipe de travail et un bon contremaître qui savait prendre soin du système», commente-t-il.