ENVIRONNEMENT. Une résidente de Sainte-Martine, Manon Dumont, trouve que le projet-vitrine du bac brun dans la municipalité apporte une facilité supplémentaire à sa gestion des déchets organiques au quotidien.
La Martinoise faisait déjà du compostage à la maison depuis un bon moment. Sa compostière était sur le balcon arrière à l’extérieur de la maison. «Tu ne peux pas mettre des restants de table. Tu ne peux pas mettre de viande. Des pelures d’ananas ou d’avocat, il y avait des affaires qu’on ne pouvait pas composter ici. Pour nous, on a vu ça comme si ça allait être plus facile et qu’on pouvait composter plus de choses», mentionne Manon Dumont à propos de l’utilité du bac brun.
Maintenant que le contenant dédié à la collecte des matières organiques est entré dans sa vie, cette famille a réduit sa production de déchets à un sac d’une poubelle de 30 litres au deux semaines, contrairement à quelques-uns par semaine.
«C’est une des choses que l’on s’est rendu compte. Avant, quand on jetait plus de choses à la poubelle on la vidait plus souvent et la poubelle ne puait pas. […] Nous ne mettons même pas un gros sac vert par semaine au chemin», commente-t-elle.
Les enfants participent
Son fils de 11 ans, Rémi Lemay, s’occupe du recyclage et son plus jeune de 7 ans, Simon, prend soin de vider le petit récipient beige de maison dans le bac brun. «Moi je fais le compost parce que c’est plus petit et je suis plus petit», relate Simon, alors que Le Soleil de Châteauguay s’entretenait avec la famille. Pensez-vous que ce projet à grande échelle connaîtra le succès? «J’espère que oui. J’entends beaucoup de collègues dire; ben-là, on ne commencera pas à recycler notre bouffe. Je me dis que ce n’est pas recycler notre bouffe. […] De toute façon, on n’aura pas le choix. En 2018, les matières organiques, nous ne pourrons plus les jeter», rend compte la mère de famille.
Préparatoire
Des résidents de Sainte-Martine font l’expérience du bac brun en prévision de la mise en service d’une usine de biométhanisation qui desservira les 18 municipalités de la MRC de Beauharnois-Salaberry et de la MRC de Roussillon. Implantée à Beauharnois, l’installation convertira les déchets organiques des citoyens en énergie.
Le bac brun à Sainte-Martine
73%
Du début du projet à la fin mai, 73% des ménages ciblés par le projet-vitrine ont participé au moins une fois à la collecte des matières organiques.
6,79
Depuis le début des collectes du bac brun, 6,79 tonnes de matières organiques ont été récupérées.
210
Dans la municipalité, 210 bacs roulants bruns ont été distribués.
85
En moyenne, 85 bacs sont mis en bordure de la rue, chaque semaine.
(Source : Patrice Lemieux, coordonnateur environnement et matières résiduelles de la MRC de Beauharnois-Salaberry)
L’implantation du bac brun sera plus facile
«À notre avis, nous partons avec une longueur d’avance comparativement à l’époque où le bac bleu de matières recyclables a été implanté, alors que tout était nouveau et à faire en matière de développement durable et de changement de comportement à l’égard de nos matières résiduelles», fait valoir Patrice Lemieux, coordonnateur environnement et matières résiduelles de la MRC de Beauharnois-Salaberry. Il croit que l’expérience acquise au niveau des collectes des bacs bleus permet de préparer efficacement la transition de la collecte des matières organiques.
