Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) entend lancer un appel d’offres pour la réalisation des plans et devis de la future usine de traitement des eaux souterraines contaminées sur les terrains des lagunes de Mercier d’ici la fin de l’année.

Le soumissionnaire retenu surveillera également la construction du nouveau bâtiment ainsi que la mise en service de l’usine. Avant de commencer les travaux, un second appel d’offres sera nécessaire pour l’embauche du fournisseur qui verra à la construction de l’usine, explique Ghizlane Behdaoui, conseillère en communications au MELCCFP.

Québec estime être en mesure de présenter un échéancier incluant les coûts une fois que l’entrepreneur aura été choisi.

Depuis l’annonce de construction d’une usine en 2018, le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs voit à l’optimisation du «confinement hydraulique» afin de limiter la pression sur l’eau souterraine et à la modernisation des procédés de traitement. «La construction d’une nouvelle usine permettra d’intégrer des technologies et des systèmes d’exploitation plus performants et adaptés aux pratiques d’aujourd’hui, notamment par l’ajout de systèmes automatisés», indique Mme Behdaoui.

Une usine de traitement des eaux souterraines contaminées assure le «confinement hydraulique» sur le site depuis 1984. Les nouvelles installations prendront place sur le même terrain. L’usine actuelle sera démolie une fois la nouvelle en service.

La mise aux normes de l’actuelle usine est impensable selon Québec. «L’âge et l’état des installations actuelles requièrent déjà des investissements importants pour leur maintien», précise la conseillère en communications.

Les lagunes de Mercier sont associées au déversement de produits toxiques dans une sablière en fin d’exploitation à la fin des années 1960. Depuis une quarantaine d’années, Châteauguay fournit l’eau potable à Mercier, Sainte-Martine, Saint-Isidore et Saint-Urbain-Premier, à la demande du gouvernement du Québec.