Les pigeons qui observaient le trafic du pont Arthur-Laberge cordés au-dessus de la rivière à proximité depuis des décennies doivent changer de point de vue.
Ces derniers jours, des employés d’Hydro-Québec ont quasiment tout enlevé les fils électriques où ils se perchaient. Au moment de mettre sous presse, lundi, il n’en restait plus qu’un seul dans le décor. Pour la première fois depuis belle lurette, le cours d’eau et l’église Saint-Joachim s’offrent à la vue sans interférences.
Le retrait des câbles qui se miraient dans l’eau constitue une étape du long processus d’enfouissement des services publics dans le secteur du Vieux-Châteauguay amorcé avec la reconstruction du pont Arthur-Laberge. Depuis l’ouverture de la nouvelle structure en juillet 2015, des équipes d’Hydro-Québec, de Bell et de Vidéotron se sont affairés à recréer dans des canalisations souterraines leur réseau qui était accroché à des poteaux. Un travail de moine accompli petit à petit au fil des semaines, a pu observer le journal Le Soleil ayant pignon sur rue dans le voisinage.
Revitaliser le Vieux-Châteauguay
L’enfouissement des fils constitue un volet d’un plan présenté par la Ville en 2014 pour revitaliser le «Vieux-Châteauguay». Des espaces publics qui y figuraient se sont aussi concrétisés durant l’été ou sont en voie de l’être. L’ancien Marché Laberge acquis par la Ville dans le secteur en vue de lui trouver une nouvelle vocation est toujours à vendre.
