Bien que la Ville de Châteauguay ait annoncé qu’elle ne patrouillera plus les rues de Mercier à compter du lundi 5 juin, le corps de police de Mercier ne pourra pas prendre le relais puisqu’il n’est pas encore prêt.
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11 policiers de Châteauguay devraient être transférés à Mercier
Le directeur général de la Ville de Mercier, René Chalifoux, assure «qu’il n’y a pas d’inquiétudes à avoir pour la sécurité des citoyens». Il est en discussion avec le ministère de la Sécurité publique. C’est ce dernier qui déterminera qui couvrira le territoire merciérois en attendant la mise en service de la police de la municipalité.
Les élus de Mercier visaient le mois de juin pour démarrer leur police locale. L’échéancier est maintenant repoussé à la fin du mois ou au début de juillet. Le processus d’implantation de la fibre optique au poste de police a été plus long que prévu, explique M. Chalifoux.
Embauche de policiers
Le directeur général précise que l’embauche des policiers se poursuit. Il avait reçu près de 500 candidatures, mais aucune candidature de policiers de Châteauguay. Les deux municipalités se sont entendues pour le transfert de onze policiers. Mercier avait demandé à sa voisine de lui transmettre les candidatures avant le 22 mai. La Ville pourrait intégrer des policiers de Châteauguay après la mise en service de son nouveau service de police.
Pas de volontaire
De son côté, la mairesse de Châteauguay, Nathalie Simon, indique qu’aucun policier ne s’est porté volontaire pour être transféré à Mercier. «On est encore à déterminer, avec la collaboration de la Fraternité des policiers, comment ce transfert s’opérera, dit-elle. Il y a certaines contraintes, les normes du travail et la convention collective, qu’il faut prendre en compte. Mercier ne peux pas dicter ses règles comme ça», dit-elle.
Fin du jeu de ping-pong
Si Châteauguay a fixé une date de fin de couverture du service de police à Mercier, c’est aussi pour pouvoir enclencher le processus de transition. «C’est un jeu de ping-pong entre les deux villes qui dure depuis longtemps, indique la mairesse Simon. Pour que tout s’enclenche, il fallait avoir un nouveau plan d’effectifs policiers, et pour cela, le conseil devait adopter une résolution visant cette réduction. Depuis, nous sommes en pourparlers quasi constants avec le ministère de la Sécurité publique.» Mme Simon estime qu’il serait «irréaliste» de procéder à des changements dès le 5 juin. ( Avec la collaboration de Patricia Blackburn)

