Un policier du service de police de Châteauguay prend sa retraite après 30 ans de loyaux services. Le sergent-détective Benoit Perron a terminé sa carrière, le 29 juin, avec le sentiment du devoir accompli.

«Je pense avoir eu une carrière bien balancée», témoigne le nouveau retraité, qui aura été patrouilleur pendant 12 ans puis enquêteur pour 18 années.

Au courant de sa carrière, M. Perron a développé une expertise en matière d’interventions reliées aux stupéfiants. Conjointement avec d’autres services de police, il a participé à l’Escouade mixte de Montréal et au Projet SharQc, ciblant les motards criminalisés, pendant six ans. Il tient à remercier publiquement la Ville de Châteauguay et son service de police de l’opportunité offerte.

«Travailler dans le dossier SharQc a été l’apogée de ma carrière d’enquêteur», reconnaît M. Perron. «Or, notre travail à Châteauguay est très important aussi. Chaque plainte qu’on reçoit au poste est tout aussi importante qu’un dossier du crime organisé. La personne qui se plaint a besoin que tu fasses ton travail, peu importe la nature de la plainte», nuance-t-il.

En 30 ans de carrière, il a vu évoluer sa profession, ses travers et ses nouveaux atouts. Si la bureaucratie s’est alourdie, notamment concernant les nombreuses autorisations judiciaires requises, l’arrivée des nouvelles technologies a facilité l’accomplissement des tâches, fait-il part.

«L’ADN a changé beaucoup de choses. Ça a probablement été la plus grande révolution dans notre travail. Ça et l’informatique ! Quand j’ai commencé ma carrière, on remplissait nos rapports à la dactylo ou à la mitaine», observe M. Perron.

Travailler et vivre dans la même communauté.

Résident de Châteauguay et très engagé dans sa communauté, notamment avec le hockey mineur, M. Perron savait pertinemment bien que s’il arrêtait quelqu’un, il y avait des possibilités qu’il le croise, à l’épicerie ou à l’aréna. «J’ai toujours fait mon travail, peu importe qui je rencontrais, de façon très respectueuse et professionnelle», raconte-t-il. «J’ai toujours dit, ce qui se passe à mon bureau au poste de police reste au poste de police. Si tu me vois dans la rue et que ça te tente de me dire bonjour, tu me dis bonjour», conclut-il.