La Fraternité des policiers de Châteauguay considère que la Ville de Mercier a mis la charrue avant les bœufs dans le dossier de création d’un service de police autonome en octroyant le contrat pour la réalisation d’un plan d’affaires avant que les consultations publiques aient eu lieu.
Le contrat a été octroyé à la firme Trak en novembre 2014. Cette même firme avait obtenu le contrat pour la réalisation de l’étude de faisabilité de la création d’un corps de police autonome. Les consultations publiques ont eu lieu en février 2015. «Ils étaient déjà rendus à l’étape suivante avant même d’avoir consulté les citoyens», dénonce le président de la Fraternité François Lemay.
Questionnée à ce sujet, la directrice des communications de la ville de Mercier, Annick Charest, a répondu que le contrat a été octroyé en novembre «puisque le conseil municipal savait que les prochaines étapes à suivre, selon les conclusions de l’étude de faisabilité desquelles ils venaient de prendre connaissance, impliquaient la production d’un plan d’affaires et d’un plan d’organisation policière».
Mme Charest indique que la firme n’a pas commencé à travailler sur le plan d’affaires avant le mois de mars 2015, puisqu’elle était occupée à préparer les séances de consultation publiques.
La Ville a payé 24 865 $ pour l’étude de faisabilité et 15 162 $ à ce jour pour le plan d’affaires et d’organisation policière.

