Un membre du Service de police de la Ville de Mercier, démis de ses fonctions en raison du langage utilisé lors d’une interception policière le 15 juillet, les réintègrera. La Ville de Mercier en est venue à cette décision à la suite d’une analyse administrative.

Au cours de l’analyse, Mercier a étudié les informations, la version des personnes impliquées et la mise en contexte de l’intervention policière. «La Ville a appliqué les processus administratifs prévus afin d’assurer une analyse rigoureuse, impartiale et respectueuse des droits de toutes les parties», laisse-t-elle entendre dans un communiqué de presse. 

Formation prévue

La Ville entend former tout le personnel en matière «de diversité, d’inclusion, de respect et d’équité». La formation mettra l’accent de plus sur les «relations avec les citoyens et la prestation de services de qualité». «Par respect pour la confidentialité des dossiers d’employés et des processus internes, aucun commentaire supplémentaire ne sera formulé relativement à cette situation», peut-on lire dans le communiqué de presse.

L’événement a d’abord été rapporté par le Journal de Montréal. Le 15 juillet, Abel Junior Sylla a été intercepté par un patrouilleur du Service de police de la Ville de Mercier. Le conducteur a capté en vidéo la scène. Dans l’extrait diffusé sur les réseaux sociaux, M. Sylla attribue l’interception pour les «amortisseurs [de son véhicule] qui rebondissent» à de la «discrimination raciale… chaque fois», selon le Journal de Montréal. Le policier a mentionné «Monsieur, si vous n’êtes pas content d’être au Canada, vous avez la libre volonté de pouvoir quitter».

Le patrouilleur a été démis de ses fonctions le temps d’une enquête. Il a été affecté à des tâches administratives durant cette période.

Le conducteur, Abel Junior Sylla, fait face à neuf constats d’infraction pour vitesse, conduite avec un permis non valide et conduite malgré un permis suspendu, faute de payer des contraventions, depuis janvier 2025. Le jeune homme est également en attente de trois procès criminels distincts.