Caroline Deguire bénéficie des services du programme «déficience physique» du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Ouest depuis un an. Au début février, la résidente de Léry a été informée que le centre intégré retirera le programme de son offre de service à compter du 31 mars.
Chapeauté par une thérapeute en réadaptation physique, le programme dessert une clientèle à mobilité réduite ou souffrant d’une maladie dégénérative. Mme Deguire explique que sur une base hebdomadaire, les usagers – 400 au total – participent à une série d’activités sportives, comme le yoga sur chaise, le taïchi et l’aqua-forme. Ils se joignent de plus à des conférences.
Actions diverses
Mme Deguire multiplie les actions pour le maintien du programme depuis novembre; moment où les rumeurs de fermeture circulaient, dit-elle. En novembre, elle et d’autres usagers ont formé le comité ad-hoc Forteresse afin de «contester les coupures» en plus de demander par écrit une rencontre avec le directeur général du CISSS de la Montérégie-Ouest, Yves Masse, puis de lancer une pétition qui regroupait plus de 1000 signatures au début février. Des usagers ont aussi fait parvenir des lettres témoignant de leur condition à M. Masse, au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, ainsi qu’aux députés. Les membres du comité Forteresse se sont aussi tournés vers la commissaire aux plaintes du centre intégré. Les bénévoles entendent présenter à nouveau leurs demandes à la séance publique régulière du CISSSMO le 15 février. «Nous y serons en grand nombre pour demander la poursuite du programme», soutient Mme Deguire.
Pas dans le mandat
Dans une lettre dont Le Soleil de Châteauguay a obtenu copie, le directeur des programmes déficiences, Claude Bouchard, dit mettre un terme au programme parce «que les activités offertes ne s’inscrivaient pas dans la perspective de l’offre de service» de la direction, «ni même dans le mandat de soins et services de santé et de services sociaux dévolu» à l’établissement. Il invite les membres du comité Forteresse à poursuivre leurs activités auprès d’organismes communautaires, d’associations, de municipalités et d’entreprises privées. Le comité Forteresse déplore cette décision qui, selon lui, profitera «aux premiers venus sans tenir compte des besoins réels de la personne qui s’inscrit».
Le programme déficience physique selon des membres du comité Forteresse
– «Compréhension et efficacité», Caroline Deguire
– «Bien-être», Judy Palmer
– «Partage», Marianne Montandon
– «Réconfort», Jeanne Morin
