Un producteur laitier de Sainte-Martine, Pierre Primeau, déplore que la municipalité de Saint-Urbain-Premier où il possède un terrain, lui reproche que ses matériaux de bois constituent une nuisance, mais n’a jamais eu d’avis d’infraction auparavant en 18 ans d’activités.

«J’ai toujours fait ça depuis 18 ans et je n’ai jamais eu de problème», dit M. Primeau. Le cultivateur fait régulièrement des travaux d’entreposage de bois sur son lopin de terre. «J’ai une érablière que j’entretiens tous les ans et parfois, je coupe des arbres morts pour en faire du bois de chauffage», raconte-t-il. L’inspectrice Gabrielle Daoust de la municipalité a appliqué le règlement sur les nuisances, à la suite de sa visite, le 17 août, sur sa terre à Saint-Urbain-Premier.

«Nous ne faisons pas nécessairement le tour de tous les terrains, mais nous fonctionnons par plaintes», indique Michel Morneau, directeur général de la municipalité. Ce dernier mentionne que ce n’est pas le bois de chauffage qui est visé, mais les matériaux de construction.

Dans l’article neuf du règlement de nuisance, des billots et des branches sont parmi les matériaux listés, selon l’avis d’infraction qui a été posté au Martinois.

«L’ancien inspecteur était venu me voir pour me dire que tant que ce n’était pas des batteries de voiture ou de la ferraille, c’était correct», soutient l’agriculteur. M. Primeau fait part qu’à la dernière assemblée publique de Saint-Urbain-Premier, il n’a pas eu de réponse à ses questions. «Moi, je ne laisserai pas faire ça, dit-il. Je ne sais pas ce que je vais faire, mais s’ils (administrateurs de Saint-Urbain-Premier) veulent aller plus loin, moi aussi je vais aller plus loin», commente M. Primeau. Selon le règlement, il a 30 jours pour corriger la situation.