Olivier Thibert ne passe pas inaperçu sur sa planche à moteur.
Plusieurs lui demandent où il l’a achetée ? Inutile de chercher dans les magasins. Le jeune homme de Beauharnois a lui-même conçu et fabriqué son véhicule original.
«J’ai pensé à ça devant la télé. J’ai un livre à la maison où j’écris toutes les idées qui me passent par la tête. Je me suis dit que ça serait le fun de faire une planche à moteur qui ait un vrai moteur. Pas juste une planche qui avance pout, pout», expose le mécanicien d’engins de chantier, âgé de 27 ans.
«Ça, ça roule quand même à 50 km/h», dit-il fièrement de sa machine qu’il a baptisée «Go Edge».
Il a imaginé le concept. Et l’a réalisé avec la méthode essai-erreur, en fabriquant lui-même la plupart des pièces. «Ça ne ressemblait pas à ça au début. J’ai amélioré des affaires parce que ça n’avait pas de sens», précise Olivier. Par exemple, il a grossi le disque de freinage pour plus d’efficacité. Et il a opté pour des roues de go-kart après l’emploi de roues de diable. «Les roues de diable, à la vitesse que ça allait, elles finissaient par exploser, observe l’inventeur. C’était dangereux au début.»
Autodidacte
Olivier Thibert est un autodidacte. «J’ai commencé un DEP en mécanique automobile et je ne l’ai pas fini. Ç’a n’avançait pas assez vite pour moi», confie-t-il.
Pour y arriver, il se renseigne sur internet. «Je me pose une question, je n’ai pas la réponse, je fouille et je la trouve la réponse ! lance-t-il. Je veux me servir d’un tour, je vais fouiller pour savoir comment ça marche et comment accomplir mes tâches.»
Beaucoup de travail
Le Beauharlinois a consacré au moins 30 heures par semaine à son projet pendant 6 mois. Combien il lui en a coûté en matériaux ? Il n’a pas tenu les comptes parce qu’il a acheté beaucoup d’articles, dit-il, qu’il a ensuite mis de côté. «Si je faisais le calcul, je serais dépressif», fait-il en riant.
Pas de brevet
La planche à moteur n’est pas la première création d’Olivier Thibert. Il en a quelques autres à son actif comme des feux de chantier à manette utilisés par l’usine CEZinc à Salaberry-de-Valleyfield. Il n’a jamais fait breveter ses inventions. Le processus lui apparait trop cher et trop compliqué.
Ce qui ne l’empêchera pas de continuer. «J’ai encore plein d’idées dans mon cahier», assure-t-il.
Caractéristiques
Moteur style souffleuse de 210 cc, 7,5 forces
Vitesse : 50 km/h
Roues lisses de go-kart
Amortisseurs
Roues avant dirigeables
Frein à disque
Poids : 68 kg
Longueur : 142 cm
Largeur : 79 cm
