ENVIRONNEMENT. Des milliers de Grandes Oies des neiges sont rassemblées sur la croûte de glace de la rivière Châteauguay, ces jours-ci, à Sainte-Martine.
Plusieurs ont remarqué que cette population d’oiseaux était arrivée hâtivement cette année. «Le timing de la migration; on n’est pas toujours sûr à 100 % de ce qui contrôle ça. Probablement que le printemps est arrivé plus tôt que prévu aussi aux États-Unis, où elles vont hiverner sur la Côte Est», illustre Jean-Sébastien Guénette, biologiste et directeur général pour le Regroupement Québec Oiseaux. Le rassemblement d’oiseaux a intrigué quelques automobilistes à Sainte-Martine. Certains arrêtaient sur le bord de la route pour admirer le concert, ce week-end. Jumelles au visage, les observateurs avaient accès à un spectacle de la nature impressionnant.
«Elles (Grandes Oies des neiges) cherchent des cours d’eau ou des endroits où elles peuvent se reposer. Quand elles vont sur la glace ou sur l’eau, c’est pour être à l’abri des prédateurs», indique le biologiste. Quand elles sont dans les champs avoisinants, c’est pour se nourrir de maïs de l’an passé. «Elles se sont fait un peu avoir parce qu’il n’y pas eu de semis encore. C’est vraiment pas normal qu’elles arrivent aussi tôt que ça», laisse entendre M. Guénette.
La population de l’espèce est estimée entre 700 000 et 800 000, selon la Fédération canadienne de la faune. Cette variété d’oie parcourt plus de 4000 km pour migrer au Québec. Elles peuvent être vues dans la région du Richelieu, Saint-Louis-de-Gonzague, la rivière Châteauguay et à Baie-du-Febvre.
