Nicole Perreault va gravir la grande échelle des pompiers de Châteauguay pour le plaisir, le samedi 21 juillet, et dans l’espoir de faire une différence dans la vie de ses petits-enfants.
«Mon gendre a fait quatre ans d’hémodialyse avant de recevoir un rein. Mes trois petits-enfants ont la même maladie que lui. Je vais le faire pour eux autres», confie la grand-maman de 70 ans avec des trémolos dans la voix.
Son gendre, Stéphane Perreault, est atteint de la maladie polykystique des reins. «Ce sont des kystes qui se forment sur les reins. C’est héréditaire», fait part sa conjointe Caroline Perreault, fille de Nicole et maman de Chanelle, Mikey et Jannik, âgés respectivement de 27, 26 et 24 ans. Les trois sont actuellement en santé mais ils sont à risque de développer le trouble. La maladie polykystique des reins progresse lentement au fil des ans. Elle atténue l’efficacité de l’organe, jusqu’à ce qu’il ne remplisse plus sa fonction. «Les reins de mon mari pesaient 28 livres quand ils lui ont été enlevés. Il a passé quatre ans sans reins. Il a vécu avec l’hémodialyse durant ce temps. Il a obtenu une greffe en 2016», relate Caroline Perreault. La maladie est actuellement incurable.
Nicole Perreault accomplit son exploit en sollicitant des dons pour la Fondation canadienne du rein. «J’aimerais ça qu’ils trouvent un médicament qui pourrait guérir cette maladie-là», souligne la grand-maman.
Qu’est-ce que son geste représente pour sa fille ? «C’est un honneur. Elle veut aider ses petits-enfants. C’est pour promouvoir la science, peut-être pas pour guérir mais au moins réduire l’impact de la maladie», a commenté Caroline.
20 ans au 3e étage
Nicole Perreault relèvera le défi vers 10h à la caserne d’incendie du boulevard D’Anjou. «Je ne fais pas d’entraînement particulier. J’ai resté 20 ans au 3e étage. Les escaliers, je connais ça. Je suis encore très en forme», assure la septuagénaire. Les intéressés pourront faire des dons sur place.
Pompiers «là pour ça»
Le Service de sécurité incendie de la Ville de Châteauguay a accédé à la demande de Mme Perreault avec plaisir. «Si on peut aider la population, on le fait. On soutient les causes. On est un peu là pour ça. Pour nous, ce n’est rien», a fait part Patrick Desmarais, directeur du service. Il a précisé qu’un pompier accompagnerait bien sûr la dame.

