La patinoire familiale de la rue Saint-Léon à Châteauguay était plus qu’un terrain de jeu pour François Dumontier. La surface pourrait bien avoir été le point de départ de l’organisation de rassemblements pour celui qui a été à la tête du Grand Prix de Formule 1 du Canada.
«J’ai le souvenir marquant que la patinoire que mon père faisait dans la cour était le point de rassemblement, se remémore l’homme d’affaires et d’action. Je vois ça et c’est vrai que dans ma jeunesse, c’était pas mal tout le temps moi qui organisais les activités et événements.»
Il est arrivé à Châteauguay à l’âge de 5 ans. C’est dans cette ville qu’il a fait ses premiers pas à l’école.
M. Dumontier y retourne le plus souvent possible, notamment pour visiter ses parents à la maison familiale.
François Dumontier avait répondu aux questions des Judicieuses l’an dernier. (Photo :archives)
Un homme déterminé
Le parcours de François Dumontier est plutôt atypique. Sans mathématiques de secondaire 5, il étudie en techniques de loisirs et en gestion.
«Les gens me posaient souvent la question sur comment j’avais pu me ramasser à la tête du Grand Prix du Canada, le plus gros événement touristique et économique au pays, a-t-il dit pour expliquer la rédaction de sa biographie Passion intacte. J’ai voulu démontrer que la détermination, ça peut mener loin. Je me suis aussi retrouvé à la bonne place au bon moment.»

Passion intacte permet notamment à François Dumontier d’Expliquer comment il s’est rendu à la tête du Grand Prix de Formule 1 du Canada. (Photo de la couverture : Annie Paquin/couverture : Jolin Masson)
Un événement important
En 2026, 24 Grands Prix de Formule 1 sont organisés à travers le monde. Montréal est l’un des arrêts de ce championnat, ce qui représente un prestige pour la Ville.
«C’est un privilège d’avoir un Grand Prix, a-t-il lancé. Pour l’économie de la Ville, juste en ce qui concerne les retombées médiatiques, se payer une campagne de publicité de cette ampleur, ce serait astronomique. C’est une belle vitrine.»
En 2009, le Canada s’était fait retirer cet événement. C’est à ce moment, avance-t-il, que les gens ont compris l’importance de cet événement qui est plus qu’une course automobile.
Les commerçants et les hôteliers ont perdu un chiffre d’affaires important qui venait de visiteurs de l’étranger.
Tenir tête à Bernie
François Dumontier a eu à gérer cette crise et l’événement a fait un retour en 2010.
Il a négocié, notamment, avec Bernie Ecclestone, grand manitou de la Formule 1 à l’époque. Celui-ci signe la préface de la biographie et parle de M. Dumontier avec respect. Il soutient que celui-ci lui a d’ailleurs tenu tête par moment.
«C’est vrai qu’il peut être intimidant, a laissé savoir M. Dumontier. Mais j’avais en tête de protéger le Grand Prix du Canada. J’avais une vision et des convictions et je discutais avec lui de façon franche et ouverte.»
Celui qui a passé sa jeunesse à Châteauguay croit que le fait que les deux hommes proviennent chacun d’un milieu modeste a contribué à leur bonne relation. Si bien que M. Ecclestone signe la préface du livre de 204 pages.
Le rêve olympique
François Dumontier agit désormais comme président de l’Autorité sportive nationale qui régit les courses automobiles au Canada. Le sport le passionne toujours autant.
Mais depuis qu’il a quitté le poste de président et chef de direction du Grand Prix de Formule 1 du Canada, M. Dumontier s’est dirigé vers le Parc olympique de Montréal.
Il occupe la vice-présidence du volet Stratégies et exploitation commerciale.
«J’y vois un parallèle, soutient François Dumontier. J’ai toujours été motivé pas la destination qu’est Montréal. Travailler au rayonnement de la ville et du pays. Je pense qu’avec de grands projets, on va attirer de grands événements.»
Cinquante ans après les seuls Jeux olympiques d’été à avoir eu lieu au Canada, Montréal est une des rares villes à toujours utiliser ses installations pour la promotion du sport et accueillir des compétitions. M. Dumontier est donc emballé de contribuer aux travaux majeurs qui sont en cours au stade.
D’autant plus que les olympiques demeurent un autre grand rassemblement captivant. «Dans une entrevue à l’époque, j’avais dit que je serais intéressé à contribuer à des Jeux olympiques, que ce soit ici ou ailleurs.»
