Un incendie a complètement détruit les bureaux de Construction rénovation Brossoit à Beauharnois le dimanche 17 septembre. L’entreprise poursuit néanmoins ses opérations comme si presque de rien n’était.

«On a tout perdu. Tout notre matériel informatique a brûlé. Mais, heureusement, on avait des backups à distance. Ça vaut vraiment la peine de débourser pour ça. Si on n’avait pas eu de sauvegardes de nos données à l’extérieur des bureaux, je n’aurais plus de cheveux sur la tête !» a fait part Stéphanie Leroy, adjointe administrative de la compagnie. Elle a accordé une entrevue au journal, mercredi, installée dans un bureau improvisé dans un local voisin de la bâtisse ravagée par le feu. Construction rénovation Brossoit y logeait avec Aiguisage Excellence et l’occupant d’un logement.

L’immeuble sinistré faisait partie d’un centre d’affaires comportant une deuxième aile abritant d’autres entreprises au 211, boulevard de Maple Grove.

Commerces protégés

«Il n’y avait que quatre pieds de distance entre les deux édifices», a souligné Jean-Maurice Marleau, directeur du Service de sécurité incendie de Beauharnois. Considérant la complexité de la bâtisse en flammes et l’ampleur du brasier, il n’était pas possible pour les pompiers d’entrer à l’intérieur, a-t-il observé. Les efforts ont été concentrés sur la protection de l’immeuble voisin. «Nous avons travaillé pour empêcher la propagation aux commerces en arrière. Au plus fort, 70 pompiers de 8 villes combattaient l’incendie», a indiqué M. Marleau. L’intervention a duré 12 heures. De 2h du matin jusqu’à 14h.

Marc Roy, de la compagnie Aquableu, fait partie des occupants de la section qui a pu être préservée. «J’étais là dimanche. Je priais pour ne pas passer au feu. Je suis très satisfait du travail des pompiers», a-t-il exprimé, croisé sur place mercredi.

Jean-Maurice Marleau évalue les dommages à un million de dollars. «Ce sont des grosses pertes économiques pour ces commerces-là», s’est-il désolé.

Cause

La cause de l’incendie n’était pas connue au moment d’écrire ces lignes. Son origine avait cependant été déterminée. «Le feu a pris au niveau de la galerie au 2e étage», a informé M. Marleau. L’enquête menée par le service d’incendie et les assureurs se poursuit.

Le feu n’a fait aucune victime. Les commerces étaient fermés au moment où il faisait rage et l’occupant du logement était absent. «Il était parti à la pêche depuis le samedi matin», a noté le directeur du SSIB.