Une citoyenne de Châteauguay, atteinte de sclérose en plaques, a été forcée de finir son café plus vite que prévu. Un employé du restaurant Tim Hortons, où elle avait l’habitude d’aller, lui a demandé de partir parce que son quadriporteur risquait de nuire au passage en cas d’incendie.
Sharon Linehan va régulièrement à ce restaurant du 262, boulevard Saint-Jean-Baptiste. L’hiver, ça lui permet de sortir un peu de chez elle. Son mari, Normand Pagé, l’accompagne régulièrement. Ils ont donc été très surpris lorsqu’un employé leur a demandé de partir, le dimanche 27 mars, «alors qu’il n’y avait presque personne dans le restaurant», mentionne Mme Linehan.
Ils ont d’abord fait fi de la directive, la trouvant absurde. Mais l’employé est revenu à deux autres reprises pour leur demander de sortir. Ce qu’ils ont fini par faire.
«On a décidé d’appeler les médias parce qu’on s’est dit que si c’est le cas, si elle n’a plus le droit d’aller au Tim Hortons avec son quadriporteur, eh bien elle ne pourra plus aller dans aucun restaurant, ni à l’épicerie», s’insurge M. Pagé.
«J’étais en choc, parce que ça ne m’était jamais arrivé avant, confie Mme Linehan, qui ne peut rester debout très longtemps. Ce quadriporteur me permet d’être mobile et plus autonome qu’avec le fauteuil roulant», précise-t-elle.
C’est d’abord la chaîne de télévision CTV qui a rapporté la situation. Le lendemain du reportage, le propriétaire du Tim Hortons concerné s’est personnellement excusé auprès de M. Linehan, en lui expliquant qu’il y avait eu un malentendu avec l’employé, et que la situation ne se reproduirait plus.
Mme Linehan a également reçu un bouquet de fleurs. S’ils s’étaient d’abord juré de ne plus mettre les pieds dans ce restaurant comme dans tous les autres Tim Hortons, les excuses reçues ont convaincu le couple. «On comprend qu’il y probablement eu un malentendu avec un employé qui avait moins d’expérience», conclut Mme Linehan, qui compte retourner boire son café là-bas.
Le Soleil de Châteauguay a tenté de parler à la gérante du Tim Hortons concerné. Celle-ci n’a pas voulu émettre de commentaires. Elle nous a référé au siège social de la compagnie, qui n’avait pas retourné notre appel au moment d’écrire ces lignes.
