La Ville de Mercier entend apporter des ajustements au règlement sur l’abattage d’arbres sur son territoire. La révision du règlement ne coïncide aucunement avec la coupe d’arbres survenue sur un terrain privé de la rue Bromont le 21 mars, explique le directeur général à Mercier René Chalifoux. L’administration municipale discute du processus «depuis un bout de temps».
«On veut s’assurer qu’il n’y aura pas d’enjeux et que, par exemple, sur un terrain où il y a beaucoup d’arbres quelqu’un n’en coupera sans autre compensation monétaire ou de replantage d’arbres», souligne M. Chalifoux.
La coupe ne devrait être autorisée que dans des cas précis, dont un arbre malade ou constituant un enjeu de sécurité. «On veut revoir ce processus. On veut éviter des enjeux qui pourraient survenir», affirme le directeur général.
Le 21 mars, la Ville de Mercier a informé la population, via sa page Facebook, de «travaux illégaux» de la part d’un promoteur sur la rue Bromont. René Chalifoux explique que la Ville est intervenue à l’intérieur d’«une vingtaine de minutes». «On a émis des constats d’infraction au propriétaire et au contracteur qui a coupé des arbres», souligne-t-il. En raison du caractère confidentiel du dossier, M. Chalifoux n’a pas dévoilé le montant des infractions lorsque Le Soleil lui a posé la question.
Le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs n’est pas intervenu dans le dossier à Mercier. «[…] le déboisement ou la coupe d’arbres à l’extérieur d’un milieu humide ou hydrique est une activité qui relève de la compétence des municipalités sur les terrains privés», mentionne la conseillère en communications et porte-parole régionale au sein du Ministère Ghizlane Behdaoui.


