Le personnel de l’école Saint-Jean-Baptiste à Châteauguay ne risque plus d’écoper une contravention pour stationnement illégal dans les rues avoisinantes.
La Commission scolaire des Grandes-Seigneuries a conclu un accord avec la paroisse Sainte-Marguerite-d’Youville, qui permet aux employés de l’école de garer leurs véhicules dans le stationnement de l’église à proximité.
«Nous avons eu des discussions avec les marguilliers cet hiver. Le personnel peut aller stationner avec une vignette. En contrepartie, on s’occupe du déneigement», fait part Marie-Louise Kerneïs, présidente du conseil de la CSDGS.

Problème à grande échelle
Le stationnement est devenu problématique autour de l’ensemble des écoles à la suite de l’adoption, en mars 2015, par le conseil municipal de l’époque, d’un règlement qui interdit de se garer plus de deux heures, durant le jour en semaine, dans toutes les rues de Châteauguay d’une manière à «produire des inconvénients» ou «être nuisible».
Selon Mme Kerneïs, le règlement n’était pas appliqué autour de l’école Saint-Jean-Baptiste jusqu’à l’automne 2017. À cette époque, des avis ont été placés sur des véhicules stationnés dans la rue à l’effet que le règlement serait appliqué.
Pas acheté la rue
Le règlement controversé ne serait pas appliqué. «On ne souhaite pas qu’il le soit. Mais ça donne quoi d’adopter un règlement qu’on n’applique pas ?» demande Mme Kerneïs, précisant qu’il s’agit d’un commentaire personnel et non à titre de présidente de la CSDGS.
Toujours sur une note personnelle, Mme Kerneïs a observé que des plaintes concernant le stationnement dans les rues provenaient de gens qui ne voulaient tout simplement pas de voitures devant chez eux. Ce qu’elle déplore vivement. «Je n’ai jamais considéré que la rue devant chez moi m’appartenait. C’est un bien commun», fait-elle valoir.
En novembre 2017, Mme Kerneïs disait reconnaître que le stationnement pouvait représenter un enjeu de sécurité dans certaines rues de Châteauguay, lorsque des véhicules garés de part et d’autre réduisent l’espace disponible à une seule voie pour les deux directions.
«Il y a des choses à voir du côté de la sécurité civile, je suis d’accord», exprimait-t-elle.
À ses yeux, cependant, le règlement n’est pas adéquat et son application sur la foi de plaintes ne tient pas la route.
Elle dénonçait aussi qu’aucune signalisation ne renseignait les usagers sur son existence. «C’est clairement une lacune. Je comprends que nul n’est censé ignorer la loi mais il y a des limites à connaître tous ces règlements-là», affirmait-elle.
Une enseignante abondait dans le même sens. «Où l’on stationne, il n’y a pas de panneau d’interdiction de stationner. Ils devraient au moins en mettre aux entrées de la ville», suggérait-elle.
