La police de Châteauguay a ouvert une enquête interne concernant la photo d’une policière publiée sur Facebook.

Paru sur le compte américain «DailyPolicePhoto» et partagé sur «Soutien aux policiers», l’égoportrait a suscité des dizaines de compliments sur l’apparence physique de l’agente et des centaines de «j’aime» mais aussi des propos grossiers.

Balises

«L’enquête interne vise à déterminer s’il y a eu un manquement concernant les directives et les procédures encadrant l’utilisation des réseaux sociaux, a indiqué au journal l’inspecteur Yanick Dufour, du Service de police de Châteauguay. On ne peut pas verser ce qu’on veut sur les médias sociaux quand on engage l’image de l’employeur.»

L’enquête doit notamment établir comment le cliché s’est retrouvé sur Facebook.

Le processus «n’est pas nécessairement punitif, il vise à rétablir les faits, a souligné l’inspecteur. À ce stade-ci, il n’y a pas de mesures contre la policière».

Sécurité

L’une des préoccupations sur lesquelles reposent les directives sur l’usage des réseaux sociaux concerne la sécurité des policiers, a observé l’inspecteur Dufour.

Le fait qu’un policier soit identifié sur Facebook peut poser problème considérant la facilité avec laquelle il est possible de recouper des informations sur internet, a-t-il laissé entendre.

Cette prudence ne touche pas seulement internet. Pour des raisons de sécurité, les noms des policiers ne sont plus publiés dans la revue annuelle de la fraternité comme c’était le cas auparavant, a illustré Yanick Dufour. «L’organisation policière évolue», a-t-il fait valoir.

Dans cette optique, il a noté que l’enquête interne permettra aussi de déterminer «s’il y a des choses à améliorer» du côté de l’encadrement de l’utilisation des médias sociaux. «C’est complexe comme enjeu», a conclu l’inspecteur.

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