Valérie Ferland, une résidente de Châteauguay, souffre d’une maladie rénale terminale depuis mars 2015. Son frère Éric a décidé d’améliorer la qualité de vie de sa sœur en lui faisant le plus beau des présents; le don d’un rein.

La transplantation est prévue ce mardi à l’Hôpital Royal Victoria de Montréal. L’intervention devrait changer à jamais la vie de Valérie Ferland. Et la chirurgie survient deux jours avant le 36e anniversaire de naissance de M. Ferland.

Lors d’une entrevue accordée à TC Media quelques jours avant l’opération, Éric Ferland parlait peu, mais chaque mot prenait tout son sens. D’abord rigolo – il a mentionné que les tests de compatibilité ont confirmé sa bonne santé globale –  il a expliqué par la suite que sa décision avait été bien réfléchie. «Je lui ai dit (à sa sœur) que je passerais les tests pour savoir si j’étais compatible. Mais je n’étais pas certain de donner l’un de mes reins. Après avoir obtenu les résultats, j’ai décidé d’aller plus loin», a-t-il confié. Qu’est-ce qui le retenait? La crainte de la chirurgie et les douleurs qui suivront, a-t-il laissé entendre.

«C’est quand même ma sœur, je voulais l’aider. L’attente pour un rein peut être très longue», a-t-il fait part.

Reconnaissante

Valérie Ferland est évidemment ravie du cadeau de son frère. «Il me donne un rein pour sa fête!!! Même par amour, c’est un geste extraordinaire», a-t-elle exprimé au journal.

Si tout se déroule comme prévu, la femme de 31 ans connaîtra une vie plus équilibrée et laissera derrière elle les trois visites par semaine au Centre externe de suppléance rénale Louise-Auger à Châteauguay pour y recevoir des traitements de dialyse. Mme Ferland pourra également varier son alimentation et manger sans privation fruits, légumes et produits laitiers.

Pertes financières

Valérie et Éric Ferland travaillent tous les deux dans le milieu de l’alimentation. Chacun bénéficie d’une assurance maladie. Mme Ferland est en arrêt de travail depuis avril. Elle touche 80 % de son salaire depuis juillet; revenus dont elle pourra dépendre pendant deux ans au maximum. La situation est tout autre pour son frère. Lors de l’entrevue, le 2 novembre, Éric Ferland ne connaissait toujours pas le montant à recevoir de son assureur durant sa convalescence de huit semaines.

La sœur et le frère ont pu compter sur l’appui financier de leur famille. Malgré tout, les besoins seront nombreux. L’achat de médicaments, les coûts rattachés au transport vers les hôpitaux après la chirurgie… pour pallier la situation, Valérie et Éric Ferland se sont inscrits à la campagne de financement GoFundMe le 16 août. Leur objectif : amasser 5000 $.

Données sur la greffe de rein (2015)

172 : le nombre de donneurs

549 : le nombre de personnes transplantées

856 : le nombre de personnes en attente

(Source : Transplant Québec)