Pour assurer la survie du monarque, une espèce menacée, une résidente de Châteauguay l’élève dans des volières. Avec l’aide de l’humain, le papillon a presque 100 % des chances de franchir toutes les phases de sa transformation.
«Les statistiques démontrent que de l’œuf au papillon, seulement de 2 % à 5 % des monarques survivent en nature», indique Vicky Hébert. L’éleveuse ajoute que les conditions météorologiques, la présence de prédateurs, l’utilisation de pesticides ainsi que le fauchage d’herbes hautes peuvent causer la mort du papillon.
Des oeufs dans les asclépiades
Le goût d’élever le monarque s’est présenté cet été lorsque la petite famille de Châteauguay a vu une femelle pondre des œufs dans les asclépiades sur son terrain. Cette plante représente la seule source de nourriture du monarque, précise Mme Hébert.
Il en a fallu de peu pour qu’une serre, séparée en trois volières, prenne place sur le balcon de la résidence. La première volière est destinée aux œufs récupérés dans les asclépiades. La seconde est occupée par les chenilles qui se nourrissent de feuilles de la plante. Vicky Hébert transfère les chrysalides dans la 3e volière. Elles y demeureront de 10 à 14 jours. «La veille que le papillon émerge, la chrysalide va perdre sa coloration verte et devenir transparente», mentionne l’horticultrice à l’emploi de la Ville de Saint-Philippe.

Le spectacle, la transformation de l’œuf en papillon, se déroule de juin à la mi-septembre. Durant cette période, Mme Hébert aura donné la vie à deux générations de papillons. Lors de l’entrevue, le 13 août, l’éleveuse avait libéré 8 monarques. D’ici septembre, elle estime à 25 le nombre de papillons qui auront pris leur envol.
Il faut attendre de 23 à 33 jours avant d’apercevoir un monarque dans la volière. Le 13 août, Le Soleil a assisté au relâchement d’un papillon dans la nature. Son nom: Rayon. «C’est le rayon du Soleil de Châteauguay», a lancé Mme Hébert.
Le monarque, en provenance du Mexique, arrive au Québec en juin pour se reproduire. «De ces oeufs va naître une génération estivale. Puis, cette génération va pondre à son tour. Les œufs des mois d’août et septembre, cette génération va migrer au Mexique. Elle ne se reproduit pas. Son but, c’est de faire la migration. Ces organes sont sur pause», explique Mme Hébert.
Vicky Hébert compte bien répéter l’aventure l’été prochain dans des installations bonifiées.
Saviez-vous que :
. Le Blitz international de suivi du monarque s’avère un événement annuel pour dénombrer l’asclépiade et le papillon dans sa région. Cette année, l’événement s’est tenu du 31 juillet au 9 août.
. En 2025, Beauharnois, Candiac, Châteauguay, Mercier, Saint-Constant et Saint-Philippe étaient certifiés Ville amie des monarques, selon la Fondation David Suzuki.








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