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École Marguerite-Bourgeois: une marche pour sensibiliser les autres à l’autisme

Il y a 17 heures
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Par Marie-Josée Bétournay, Initiative de journalisme local

mjbetournay@gravitemedia.com

Karine Bédard et Stéphanie Chevrefils, accompagnées de quelques jeunes d’un GATSA, avant le départ de la marche. (Photo : Le Soleil – Marie-Josée Bétournay)

Les élèves de l’école secondaire Marguerite-Bourgeois à Châteauguay sont descendus dans la rue le 2 avril afin de participer à une marche de sensibilisation à l’autisme.

L’établissement du 1er cycle du secondaire comprend 5 groupes d’adaptation du trouble du spectre de l’autisme (GATSA). Chaque classe compte de 6 à 10 élèves. «C’est sans compter les élèves TSA qui sont intégrés au régulier», mentionne Stéphanie Chevrefils, enseignante en adaptation scolaire. Karine Bédard, éducatrice spécialisée à la même école parle de jeunes relevant «de plus grands défis» sur les plans social et académique. La sortie s’est déroulée durant la Journée internationale de l’autisme.

Par cette initiative, Karine Bédard et Stéphanie Chevrefils ont voulu «mettre de l’avant la différence et l’inclusion au sein de l’école». «On veut renforcer le sentiment d’empathie, l’acceptation des différences, le vivre ensemble au sein d’une communauté scolaire», expliquent-elles.

Marcher ensemble constitue un moment d’échange pour les jeunes tout en les incitant à respecter «les bonnes règles de sécurité» et faire preuve de bienveillance envers leurs pairs, estime Stéphanie Chevrefils.

La marche de sensibilisation s’est terminée par la remise de rubans aux élèves s’étant démarqués depuis le début de l’année scolaire en affichant un «bon comportement». Cette reconnaissance s’ajoute au système de bons mérites implanté au sein de l’établissement. « On voulait aller un peu plus loin en faisant une campagne de sensibilisation. Des élèves vont au-delà de ces bons comportements. Au quotidien, ils démontrent de beaux gestes, de belles paroles. On voulait souligner ces belles initiatives. Leur montrer que ces gens-là ont fait preuve d’empathie, d’acceptation, d’ouverture», disent l’éducatrice spécialisée et l’enseignante.

D’autres initiatives ont vu le jour à l’école secondaire. La différence va plus loin. L’école a défini trois diagnostics rejoignant les gens : le TSA, mais également l’anxiété et le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). «Oui, des élèves au régulier et en adaptation ont des diagnostics et d’autres les vivent sans avoir reçu un diagnostic. Oui, des différences portent des étiquettes, mais d’autres non», mentionne l’éducatrice spécialisée. En janvier, les élèves ont approfondi leurs connaissances sur ces états en visionnant des capsules.