Deux femmes de la région, qui avaient chuté, ont été secourues lors de l’appel quotidien reçu de volontaires du Centre d’action bénévole (CAB) du grand Châteauguay cet été.
Le 16 juillet, en communication avec une résidente de Châteauguay, une bénévole a été informée que l’abonnée s’était blessée à une clavicule à la suite d’une chute dans les escaliers. Les services d’urgence ont été dépêchés sur place. La Châteauguoise a séjourné dans un centre de réadaptation. «Elle est maintenant de retour à la maison après une période de convalescence», explique Charline Grenier, technicienne en communication au Centre d’action bénévole du grand Châteauguay.
La semaine du 17 août, une résidente de Mercier a obtenu les mêmes services de la part de la bénévole relevant du Centre d’action bénévole. Dans ce cas, la femme était restée au sol depuis la veille de l’appel quotidien, mentionne Mme Grenier. «Le suivi effectué dans le cadre de SécuriCAB a permis de détecter rapidement la situation et de mobiliser les ressources nécessaires», indique-t-elle. En date du 4 septembre, la femme était toujours hospitalisée.
Six bénévoles formés
Le service téléphonique Sécuri CAB regroupe six bénévoles formés afin de comprendre leur rôle et se familiariser avec les situations demandant une intervention de leur part. Au-delà de la formation, ils partagent les mêmes qualités, soit le calme, la bienveillance, l’écoute, l’assiduité, la ponctualité et la compassion. «Pour certaines personnes, cet appel peut être le seul contact qu’elles auront de la journée. Les bénévoles peuvent donc aussi être attentifs à la solitude et, lorsque cela est pertinent, référer les abonnés vers d’autres services du CAB», explique Charline Grenier.
Tout au long de l’appel, le bénévole reste alerte à plusieurs signes chez l’abonné. Le ton de sa voix est-il bon? L’abonné semble-t-il essoufflé? Ses propos sont-ils confus?
À l’ère des robots conversationnels et des appels automatisés, le CAB du grand Châteauguay préserve le contact humain avec les abonnés. «Au CAB, nous croyons que le contact quotidien avec une personne demeure particulièrement important, autant pour la sécurité que pour briser l’isolement», indique Mme Grenier.
Le programme Sécuri CAB ne bénéficie d’aucun financement public. Le Centre d’action bénévole accepte les dons et les commandites afin d’assurer la poursuite du programme entre ses murs.
Les appels aux abonnés du CAB du grand Châteauguay sont en place depuis 15 ans. «Il était notamment associé à Nathalie Langevin, une ancienne policière qui en a été porte-parole», informe Charline Grenier.
Au cours de la dernière année, six situations, soit des sauvetages, interventions ou vérifications supplémentaires, ont été déclenchées par l’entremise du service Sécuri CAB du Centre d’action bénévole du grand Châteauguay.


