La maison de l’artiste Jarair, d’origine Arménienne, est une vraie galerie d’art remplie de trésors. Les mobiles qu’il fabrique avec des items recyclés et des images découpées y sont accrochés.
Il était dessinateur en Égypte avant de venir s’installer à Châteauguay, en 1963, alors qu’il était âgé de 23 ans. Jarair a travaillé 15 ans pour Les Ateliers d’Ingénérie Dominion. Il s’est retiré du marché du travail à l’âge de 50 ans et, depuis ce temps, il crée. Maintenant âgé de 76 ans, il dit être dévoué à la création de ses œuvres. La découverte de sa passion pour l’assemblage de mobiles s’est déclarée il y a 3 à 4 ans. «Avant, je réparais les téléviseurs et les micro-ondes, maintenant, je préfère créer quelque chose», soutient-il lors de la visite du journal Le Soleil de Châteauguay à sa demeure.
Il utilise des moteurs de fours à micro-ondes pour faire tourner les images de certains modèles de mobiles. «J’aime beaucoup les images pharaoniques dans les magazines et je les découpe», fait-il savoir.
Inspiré au quotidien
Presque tous les jours, il trouve une façon de créer une nouvelle pièce. Il détient une réserve de dosettes de café utilisées et de cintres de métal que sa nièce et son mari lui a constituée pour réaliser ses idées. D’autres fois, il visitait les commerces pour récupérer des items désuets. Certaines personnes ont déjà visité sa maison lors de la période des ventes de garage.
«En regardant, je pense à ce que je vais faire, dit-il. Je ne veux pas vendre à quelques dollars. Un jour, je vais peut-être être sur kijiji. Mais je n’aime pas les ordinateurs.»
Ses installations sont aussi l’occasion de voir des tranches de vie de son passé familial puisqu’il a confectionné des mobiles avec ses photos de famille. «Au lieu d’avoir des albums photo, j’ai tout ça ici», laisse-t-il entendre. Les gens peuvent voir ses reliques au 144, rue Colpron à Châteauguay.
