ENVIRONNEMENT. Un groupe de citoyens était mobilisé, en bordure de la route 138, à Sainte-Martine, le 22 avril pour le jour de la Terre, afin de nettoyer les lieux. Ils l’ont fait même sans permis.
«Il n’y a aucune loi au Canada qui nous empêche de faire ça», commentent trois Martinois concernant le nettoyage fait bénévolement au bord de cette route provinciale. Alexandre Jodoin, Gabriel Forget et Simon Seanosky sont les organisateurs de la Grande Corvée depuis l’an passé. Des employés du ministère des Transports les avaient interceptés en 2016 parce qu’ils n’avaient pas de permis pour effectuer ce genre de travaux. Samedi, ils ont pu débarrasser les bords de route sans se faire stopper par eux. Les bons samaritains ont mis la main à la pâte toute la journée. Ils ont ramassé près d’une vingtaine de sacs de détritus de toutes sortes.
Près de 24$ en consigne ont été récoltés pour les canettes et bouteilles jetées à la rue. «Si on inclut cannettes, restauration rapide, c’est 80 % de ce que l’on retrouve», indique Alexandre Jodoin. «C’est quasiment tout recyclable, renchérit Gabriel Forget.
Des pancartes qui font réagir
Le groupe a installé une pancarte J’ai l’doua sur le bord de la route 138 lors de ce week-end. Elle faisait référence au reportage de l’émission J.E.., diffusée à TVA, sur le remblai illégal d’un mécanicien de Gatineau. L’expression J’ai l’doua est devenue populaire sur les réseaux sociaux à la suite de ce reportage.
«On a tourné ça à la blague en disant que nous avions le droit de faire le nettoyage. C’est juste un effet réactif dans le fond», soutient Simon Seanosky. Les internautes ont beaucoup commentés une publication sur la page Facebook/Spotted :Ste-Martine à ce sujet.
Jeunes inquiets de leur environnement
Ces jeunes hommes âgés de 23 et 24 ans ont à cœur l’environnement. Ils s’inquiètent de l’impact des lagunes de Mercier sur la santé publique. «D’après moi, ce qu’on a fait, ce n’est rien comparativement à ce qui se passe dans le monde, croient-ils. C’est entre nos mains. Quand tu le fais, c’est là que tu te rends compte que la planète est rendue une poubelle au grand complet. Si le matériel était fait de matière biodégradable, soit de chanvre, ça ne serait pas si grave que ça, mais là c’est tous des produits nocifs pétroliers. C’est ça le problème; c’est l’industrie aussi.»
Initiative municipale
Indépendamment des actions de ces jeunes citoyens, les élus de la municipalité avaient pris l’initiative de nettoyer le bord de la piste cyclable au cours de cette matinée. Différentes choses ont été trouvées par un groupe de bénévole; comme un balai Swiffer, des bouteilles, des cannettes et autres déchets.
