Des enfants ont été affectés par les attentats de Paris.

Invité à parler du métier de journaliste à la Maison des enfants Marie-Rose à Beauharnois, mardi, Le Soleil de Châteauguay a demandé aux jeunes de 10 et 11 ans présents ce qui avait retenu leur attention dans l’actualité pendant la semaine. «Ce qui m’a plus perturbé cette semaine, c’est l’attentat qui est arrivé en France», a dit d’entrée de jeu Guillaume Boudreault. «Moi aussi», a secondé Élodie Landry-Gravel. «Moi, les attentats, ça m’a vraiment fait bizarre, a confié Dilan Tanzer. «Moi, j’ai peur qu’ils viennent», a fait part Léa Maheu.

«Moi, je me suis senti comme si j’étais là-bas, a repris Dilan. Il y a eu quand même beaucoup de morts et avoir une attaque-surprise, moi aussi je ne m’y attendrais pas. Je ne me serais pas senti bien là-dedans, c’est pour ça que c’est venu me toucher.»

«Moi j’ai peur que ça vienne ici. C’est quand même triste qu’il y ait des innocents qui paient de leur vie. Je trouve ça plate que des terroristes tuent des gens pour rien», a exprimé Élodie Landry-Gravel.

Quoi répondre à un enfant?

Selon Nathalie Lafleur, intervenante d’Espace Châteauguay, spécialisé dans la prévention contre la violence faite aux enfants, les parents doivent répondre aux questions des enfants sur le sujet sans trop donner de détails. «C’est des situations exceptionnelles qu’on vient de voir. Ce n’est pas des choses qu’on peut prévenir. Comment les aborder? Simplement répondre à leurs questions sans donner de détails, sans leur faire peur et les rassurer », a-t-elle conseillé.