Pourriez-vous conduire après avoir bu un, deux ou trois verres? Des élèves de secondaire cinq ont testé leurs capacités lors d’un exercice de simulation organisé au Collège Héritage, le 9 novembre.

Les cobayes ont terminé leur course dans le gazon ou dans un trottoir, passant à deux doigts de percuter d’autres véhicules sur leur route.

Pour mener l’expérience, les formateurs de CAA Québec ne leur ont pas servi une série de shooters, mais leur ont plutôt proposé d’enfiler des «lunettes d’alcool», un engin informatique qui simule un taux d’alcoolémie à des degrés pouvant être programmés d’avance. Munis de leurs lunettes, les cobayes s’assoient devant un écran et conduisent dans un univers de jeu vidéo reproduisant la conduite sur route. «L’activité suscite beaucoup d’intérêt parce qu’elle est très concrète, confie Marie-Anne Pasieka, formatrice de CAA Québec. On espère que les jeunes seront ainsi mieux sensibilisés aux dangers de la conduite avec les facultés affaiblies».

Fatigue et drogue

Le logiciel permet aussi de tester la conduite sous l’effet des drogues ou en textant au volant. Un agent de la police de Châteauguay, qui accompagnait l’équipe de CAA Québec lors de cette activité, a rappelé aux élèves réunis que les lois étaient les mêmes pour les drogues que pour l’alcool au volant. «Et nous pouvons aussi facilement détecter quand une personne est sous l’effet des drogues», a-t-il précisé.

Le directeur du Collège, Daniel Lemieux, était particulièrement heureux que la simulation comporte un volet texto, «parce que les cellulaires font tellement partie de la vie des jeunes que ceux-ci peuvent facilement oublier les dangers que leur usage comporte en conduisant», dit-il.

L’équipement qui permet ces simulations circule dans les écoles de la province depuis 2002. Mais c’était la première fois que des élèves de la région en bénéficiaient.