Des canards qui auraient les moyens de s’envoler dans le Sud passent l’hiver à Châteauguay depuis plusieurs années.
Ces colverts vivent au bout de l’avenue de la Verdure, au bord de la rivière Châteauguay. Le cours d’eau insensible au froid dans le secteur leur offre nourriture et abri.

Ne pas les nourrir
Des citoyens leur donnent aussi à manger. Un geste déconseillé par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. «Comme le cerf de Virginie ou tout autre animal sauvage, le MFFP déconseille de nourrir les oiseaux comme les gens semblent le faire. Les animaux ont tout ce qu’il faut pour survivre et se nourrir sans l’aide des humains», indique Jacques Nadeau, porte-parole du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.
Nature-Action abonde dans le même sens. Nourrir les canards peut leur causer du tort, fait valoir l’organisme sur son site internet. «Le pain qu’on lui donne n’est pas dans sa diète alimentaire. Le canard, ayant l’impression d’avoir mangé à sa faim, n’ira pas chercher d’autres aliments nécessaires à son bon développement. Aussi, le nourrir lui enlève sa peur instinctive de l’humain et lors des périodes de chasse, il devient plus facile à abattre», explique-t-il.
«Les canards alimentés par les humains peuvent cesser de migrer l’hiver et oublier comment se nourrir eux-mêmes. Si l’être humain arrête de leur servir à manger, ils peuvent en mourir», observe Nature Action.
Inconvénients
La présence de la colonie fait le bonheur de nombreux passants. Elle comporte aussi des inconvénients. Les oiseaux bloquent parfois la rue. Et beaucoup de canards signifie beaucoup de «moufa», comme dirait Boucar Diouf.
