Les personnes âgées qui n’ont pas accès à internet, qui entendent mal au téléphone, ou encore qui paniquent à l’idée de renouveler leur carte d’assurance maladie peuvent désormais obtenir de l’aide du Centre d’action bénévole de Beauharnois pour démêler tous les programmes et services à leur intention.
L’organisme est doté, depuis le 8 février, d’un «Carrefour d’information aux aînés». Concrètement, deux bénévoles de longue date, Monique Brault et Laurette McKay, se chargent de cette mission, a fait part Louise Lebrun, directrice générale du CAB, lors du lancement du service, en conférence de presse, le 2 février au Centre communautaire de Beauharnois. Les citoyens de cette ville, de Saint-Étienne-de-Beauharnois et de Saint-Louis-de-Gonzague peuvent en profiter gratuitement.
Lacune
Il existe plusieurs carrefours du genre au Québec. Chargée de projet, Nicole Dubois a aidé à en mettre sur pied une trentaine. La formule a été implantée à la suite d’une consultation menée en 2007. «Les témoignages et données recueillis ont permis de constater une lacune au niveau de l’accès à l’information gouvernementale de base pour l’ensemble des aînés», a exposé Mme Dubois. «Limité au début aux services gouvernementaux, le service Carrefour s’est étendu à tous les services destinés aux aînés», a-t-elle informé.
Le CAB a reçu une aide financière de 14 745 $ de la CRÉ de la Vallée du Haut-Saint-Laurent pour aller de l’avant.
Initiative saluée
Plusieurs personnes présentes au lancement ont salué l’initiative. «Il y a beaucoup de personnes âgées qui sont gênées de demander de l’aide. C’est un service qui est bienvenu», a notamment laissé entendre Denis Grondin, du Club FADOQ des aînés de Beauharnois.
Le numéro à composer
450 429-6453
Trois exemples de soutien
1 – Grâce au service Carrefour, plusieurs personnes seules ont réussi à obtenir l’allocation logement pouvant atteindre 40 $ par mois.
2 – Des bénévoles ont aidé un homme âgé à corriger les erreurs dans son changement d’adresse qui le privaient de ses chèques de la Sécurité du revenu, de la TPS et de la TVQ.
3 – Une dame de 63 ans dont le mari de 68 ans reçoit la Sécurité du revenu a appris d’une bénévole qu’elle pouvait aussi recevoir un revenu de retraite : «l’allocation au conjoint».
(Source : Nicole Dubois, chargée de projet)
