Des hausses de salaires pour les membres élus du conseil de la MRC du Roussillon sont prévues par le règlement 270, qui sera soumis à l’adoption lors de la séance du 25 mars. Des critiques se sont prononcées contre ces augmentations qualifiées de «généreuses». Mais Christian Ouellette, préfet suppléant, défend les hausses qui sont basées sur une analyse approfondie.
Selon l’avis public diffusé le 18 février dans Le Reflet, les augmentations peuvent signifier environ 14 000$ de plus par année pour le préfet ou près de 280$ de plus pour une présence à une séance du conseil.
Christian Ouellette, maire de Delson, était le préfet de la MRC de Roussillon au moment où la réflexion sur le traitement des élus a eu lieu.
«Une analyse administrative a été faite, explique-t-il. Basée sur trois critères, soit le budget de la MRC, la population et le nombre de villes. Avec 200 000 de population, le Roussillon est la plus grosse MRC du Québec. La recommandation a été de placer les salaires dans la moyenne.»
La hausse constitue également un rattrapage salarial, alors que le dernier ajustement avait été fait en 2020. Il avait été lié à l’Indice des prix à la consommation, qui était de 17,6% à l’époque.
Cette fois-ci, les taux d’augmentation selon les tâches varient entre -11% et +240%. Mais ce serait de la démagogie de s’arrêter à cette statistique, d’après Christian Ouellette.
Pour lui, la recommandation faite aux élus est d’obtenir une rémunération décente selon les prix du marché. Ce qui n’était pas nécessairement le cas lors de l’augmentation adoptée en 2020. «On était en bas de la moyenne.»
En date du 13 mars, la rémunération annuelle de la préfète de la MRC de Roussillon est de 45 876$, celle de son suppléant de 21 761,64$ tandis que les autres membres touchent 13 880,40$.
Des montants qui, selon le règlement 270, passeraient à 60 000$ pour la préfète, 32 000$ pour son suppléant et 20 000$ pour les autres membres du conseil.
Tables et comités
Celui qui a été préfet pendant six ans explique que les élus de la MRC de Roussillon ont plus de responsabilités, de par son adhésion à la Communauté métropolitaine de Montréal.
«On ne s’arrête pas aux tâches locales, mentionne-t-il. Il y a une participation à la Table de concertation régionale de la Montérégie, la Table des préfets et élus de la Couronne Sud, à l’Union des municipalités du Québec, à différents comités comme la sécurité publique. On est très interpelé. On ne peut pas chiffrer la rémunération des élus à l’heure. Mais plutôt à l’engagement et aux responsabilités.»
Le Roussillon est aussi une MRC en plein développement qui profite d’un rayonnement positif dans la province.
Christian Ouellette entend démontrer la justification de l’adoption du règlement 270 le 25 mars, à l’aide d’un document comparatif des salaires avec les autres MRC du Québec.
