Le groupe citoyen Décontamination Mercier applaudit la décision de Commission d’accès à l’information qui permettra de rendre public deux études sur le site contaminé des lagunes de Mercier demandées par l’environnementaliste Daniel Green il y a 12 ans.

Le groupe a souligné le « courage » du coprésident de la Société pour vaincre la pollution, qui a mené de front cette bataille juridique.

« C’est Daniel Green, il y a 39 ans, qui nous a informés de ce qui se passait à Mercier. Il n’a jamais lâché le dossier. Je salue sa ténacité et sa persévérance pour qu’on lui donne accès aux données. Même s’il n’y a pas eu décontamination encore, sans Daniel Green et la mobilisation citoyenne il n’y aurait jamais eu d’avancement à notre dossier », a réagi Michel Beaupré, un représentant de Décontamination Mercier, qui milite pour la décontamination des lagunes.

M. Green a demandé, en 2007, au ministère de l’Environnement un rapport de 18 volumes qui identifie les contaminants présents dans le trou des lagunes de Mercier. Le deuxième document réclamé est une étude hydrogéologique sur la direction que prennent les contaminants dans les eaux souterraines.

Le ministère a invoqué le secret professionnel pour empêcher la diffusion des documents. La Commission d’accès à l’information s’y est à son tour opposée et a refusé une demande de révision du cas en 2013. Le dossier s’est transporté à la Cour du Québec, mais il a été retourné à la Commission . Le 3 avril, la juge administrative de la Commission, Lina Desbiens,  a donné raison à M. Green pour que les documents soient révélés publiquement.

« C’est un des sites les plus contaminé au Canada. On veut savoir ce qui se passe avec ça et on ne comprend pas pourquoi ça a pris 12 ans pour avoir les documents demandés. Ce n’est pas normal. La prochaine étape est maintenant de les analyser, de les comprendre et de préparer nos prochaines actions », a fait savoir M. Beaupré.

Décontamination Mercier rencontrera la députée

La bataille juridique pourrait toutefois ne pas être terminée. Le ministère de l’Environnement a 30 jours pour contester la décision  afin que les documents ne soient pas rendus public.

À cet égard, M. Beaupré a annoncé que des représentants de Décontamination Mercier ont une rencontre prévue avec la députée de Châteauguay MarieChantal Chassé pour discuter du dossier.

Le groupe demandera à Mme Chassé, qui a eu la chance de visiter le site des lagunes lorsqu’elle était ministre de l’Environnement, «de faire pression auprès du ministère de l’Environnement pour que le jugement ne soit pas mis en appel par le ministère ».