Espace Châteauguay fête 25 ans. L’organisme voué aux droits des enfants a vu beaucoup de choses changer depuis sa fondation. Dont la fessée, qui était, jadis, une méthode populaire pour imposer la discipline.

L’un des rôles d’Espace Châteauguay a justement été de parler aux enfants et à leur entourage de la violence sous toutes ses formes. «Concernant la fessée, notre position est claire: ce n’est pas adéquat. On privilégie une discipline positive, qui rehausse l’estime de soi», explique Nathalie Lafleur, directrice de l’organisme.

Mais ce changement de mœurs s’est effectué progressivement, grâce entre autres à des efforts de sensibilisation. Tant auprès des enfants victimes de violence, pour les aider à reconnaître qu’ils en sont victimes, qu’auprès des adultes.

Agent de sensibilisation

Aujourd’hui, l’organisme tente d’instaurer une mentalité d’AS. C’est à-dire, d’«Agents de Sensibilisation». C’est le rôle qu’on voudrait faire jouer à chaque adulte qui gravite autour des enfants. «Et même si vous ne voyez un enfant que cinq minutes dans votre vie, ces cinq minutes peuvent être très significatives», pense Mme Lafleur.

Au pavillon de l’île Saint-Bernard, le 5 novembre dernier, se tenait une conférence du motivateur Stéphane Paradis. Conférence qui détaillait justement comment chaque adulte peut faire beaucoup pour les enfants par «le pouvoir des petites choses».

«Il suffit de savoir saisir les occasions qui permettent de rehausser l’estime de soi», propose Mme Lafleur.

Quelque 70 personnes, des employés d’écoles, de CPE, de prématernelles et des parents, ont assisté à cet événement gratuit. C’est de cette manière, par des conférences, mais aussi par des présentations et activités adaptées à sa clientèle (enfant ou adulte), qu’Espace Châteauguay poursuit son mandat depuis 25 ans. 

Fondation d’Espace Châteauguay : 1990

Historique : le programme d’Espace découle du programme CAP (Child Assault Prevention), instauré aux États-Unis dans les années 70 pour aider des enfants dont la camarade de classe avait été victime de viol. Au Québec, ce sont d’abord les organismes CALACS (centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel) qui se sont inspirés du CAP pour offrir un service d’aide aux jeunes enfants. Les organismes Espaces ont ensuite repris le flambeau à travers le Québecl

Clientèle : enfant de 3 à 12 ans.

Financement : subvention du ministère de la Santé et des Services sociaux (principale source). La différence est obtenue par des collectes de fonds.

Territoire desservi par Espace Châteauguay : plusieurs villes des territoires des MRC Roussillon, Jardins-de-Napierville et Beauharnois-Salaberry ainsi que plusieurs arrondissements de la Ville de Longueuil.