Le groupe de travail de COVID19 de Kahnawà:ke rappelle que tous les magasins de la réserve sont fermés aux non-résidents en ce moment en raison de la pandémie de COVID-19. Les contrevenants s’exposent à une amende et même la prison.

« Cela comprend tous les magasins de tabac du territoire », souligne le groupe dans un communiqué publié en français sur le site internet du Conseil mohawk de Kahnawake.

« La directive a déjà été publiée en français et en anglais sur des panneaux d’affichage électroniques situés sur les routes qui traversent Kahnawà:ke, mais certaines personnes continuent de pénétrer sur le Territoire à la recherche de produits du tabac – ce qui est inacceptable », déplore Ratsénhaienhs (Chef du Conseil) Tonya Perron, du Conseil Mohawk de Kahnawà:ke.

« Nous apprécions tous ceux qui ont respecté notre directive durant cette période difficile », indique-t-elle.

Le groupe de travail informe que « Selon l’article 31 de la Loi sur la protection civile de Kahnawà:ke, « [q]uiconque contrevient à une disposition de la présente loi communale de Kahnawà:ke ou incite une personne à le faire est coupable d’une infraction et passible d’une amende maximale de 1 000 $ dans le cas d’une personne physique, ou une amende maximale de 10 000 $ dans le cas d’une personne morale ou d’une société de personnes. »

L’article 180(1) du Code criminel déclare que toute personne « [e]st coupable d’un acte criminel passible d’un emprisonnement maximal de deux ans ou d’une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire [qui] commet une nuisance publique, et par là, selon le cas : a) met en danger la vie, la sécurité ou la santé du public »

Le groupe de travail de COVID-19 de Kahnawà:ke a pour mandat de lutter contre la pandémie au nom de la communauté. « La décision de fermer les magasins aux non-résidents a été prise afin de réduire le nombre de personnes accédant à Kahnawà:ke venant de l’extérieur, pour ainsi protéger la communauté contre un risque élevé de transmission du virus. Il n’y a aucune exception à cette directive », fait-il part.

« Nous devons être absolument clairs sur le fait que nous faisons tout notre possible pour réduire nos risques », conclut Tonya Perron.